Lecture n°25 : Escape from Cubicle Nation par Pamela Slim

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25ème lecture du Personal MBA, donc un quart du chemin derrière moi :) mais encore 75 résumés à produire ! La route est longue mais la destination est belle. Cette 25 lecture est un livre de Pamela Slim, intitulé Escape from Cubicle Nation. Arrêter d’être un esclave employé au sein de notre entreprise pour enfin casser nos chaînes et nous échapper pour mener la vie passionnante d’entrepreneur, c’est la promesse, rien que ça, de ce livre.

 

Introduction

 

C’est une idée fantastique de monter sa propre entreprise, mais il est stupide de penser que nous allons devenir une superstar du jour au lendemain. Trouver notre domaine d’excellence prend du temps. Travailler dur n’est pas un business plan.

Il y a 77 millions de liens sur Google qui mènent vers des contenus parlant du fait de commencer un business. Malgré cette quantité d’informations, les gens qui travaillent dans les entreprises ne sont pas confortables avec l’idée de changement : quitter leur travail et démarrer leur entreprise.

Pamela Slim, à partir de centaines de conversations avec des cadres qui se posaient la question de monter leur société, a développé un framework et un process pour permettre de faire le grand saut avec succès. Ce qui empêche les gens de faire le grand saut n’est pas le manque d’informations, mais plutôt la peur d’échouer, les pensées défaitistes et des notions d’un autre âge sur l’entreprenariat.

Il est normal de vouloir une vie pleine au travail. Le chemin entre le fait d’être employé et le fait d’avoir sa propre entreprise est possible. De nombreuses personnes l’ont fait avec succès. Pourquoi pas nous, si nous sommes prêts à garder nos yeux ouverts et à travailler dur. Au-delà de la gloire, de la fortune et de la liberté, il n’y a pas meilleure façon d’apprendre au sujet de nous-mêmes que de se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat. Et quand on se connaît parfaitement, on dessine notre business autour de nos forces tout en accroissant nos chances de réaliser quelque chose d’utile pour le monde.

 

Section 1 : S’ouvrir aux opportunités

 

Chapitre 1 : J’ai un bon poste, une paie solide et des avantages. Pourquoi suis-je si misérable ?

 

N’est-ce pas égoïste d’en vouloir toujours plus quand des gens tueraient pour qu’on leur donne la chance de travailler ne serait-ce qu’un jour dans des superbes bureaux climatisés ? Alors pourquoi sommes-nous si misérables au sujet de notre travail ?

D’abord les entreprises ont extrêmement changé ces 20 dernières années et sont devenues des endroits où il est difficile de s’épanouir même pour des personnes très intelligentes. Le contexte fait également qu’un emploi n’est plus sécurisé : les plus grandes entreprises sont capables de se réorganiser rapidement en fonction du contexte économique et de mettre à la porte des départements entiers du jour au lendemain. Enfin certaines personnes ne sont tout simplement pas faites pour travailler dans de grandes entreprises.

Pamela Slim ne veut pas apparaître comme anti-capitaliste ou anti-entrepreneurs. C’est plutôt l’inverse : elle garde un excellent souvenir de ses années en entreprise. Mais elle a su prendre du recul depuis.

Les entreprises aujourd’hui sont secouées de toutes parts : les conditions de marché changent rapidement, le senior management laisse sa place, les pratiques de management évoluent, les besoins des clients changent, et les compétiteurs sortent de nulle part. Au milieu de tout ça, ce sont les employés qui souffrent le plus, avec l’arrivée de tendances fortes comme l’offshoring, le business process reengineering, les fusions et acquisitions, la globalisation, les technologies web et mobiles pour rester connecté 24h sur 24, les centres d’excellence, les notions de performance individuelle…

Pamela Slim adresse ici une lettre ouverte aux top managers du monde entier, très humoristique, où elle donne des conseils de gestion de l’entreprise :

–          Ne pas dépenser des millions pour changer la culture de l’entreprise

Une culture d’entreprise ne peut se fabriquer. Les tops managers qui veulent changer la culture de leur entreprise feraient mieux d’arrêter de se comporter n’importe comment.

–          Arrêter de gérer l’entreprise comme une mafia

Par là, Pamela Slim veut dire qu’il est désormais connu que n’importe quel poste peut être supprimé du jour au lendemain. Ainsi les managers doivent arrêter de jouer les surpris quand un employé décide de s’en aller : c’est parfaitement normal, quels que soient les efforts déployés par l’entreprise pour le former à le faire avancer dans sa carrière.

–          Passer dans les couloirs et consacrer du temps à observer les employés

Est-ce que leur vie donne envie ? Les tops managers doivent essayer de se mettre à la place de leurs employés, qui ont des gens qui les attendent à la maison le soir. Quelles sont les conséquences sur leur santé, leur mariage, leurs enfants quand ils enchaînent les journées de 13 heures de travail ?

–          Apprendre aux gens à devenir riche comme eux

Il n’y a rien de fondamentalement mauvais à propos de l’argent. Mais la disparité de revenus qui existent entre les employés et les top managers n’est pas seulement absurde, elle est obscène. Il est beaucoup plus sain d’apprendre aux employés à devenir riche en leur laissant l’opportunité d’aller au bout de leurs idées et en les formant. Et pourquoi ne pas partager enfin les profits ?

–          Ne pas demander aux employés leurs idées si elles ne vont pas être écoutées

Cela fait perdre du temps aux employés, mais en plus cela garantit du ressentiment et de l’hostilité la prochaine fois que les employés seront sollicités.

–          Ne pas former les gens sans savoir quels problèmes ils vont devoir résoudre

Il faut former les gens au moment où ils en ont besoin, pas les former à des situations qui seraient susceptibles d’arriver.

–          Abandonner PowerPoint pour les réunions plénières devant toute l’entreprise

Personne n’a envie de subir une nouvelle présentation ennuyeuse.

–          Se concentrer sur le travail que font les gens, pas sur comment et quand ils le font

Certains postes demandent en effet d’être assis à son bureau pour prendre les appels des clients ou pour participer à des réunions. Mais d’autres employés peuvent très bien travailler de chez eux, le matin ou le soir, et même depuis un Starbucks. En offrant des horaires flexibles, l’entreprise saura garder des bons éléments qui d’une autre manière seraient partis.

–          Prendre garde au burnout

De nombreuses entreprises mesurent la motivation d’un employé au nombre d’heures qu’il passe au bureau. Il y a des moments où les employés doivent passer leur vie au bureau quand il s’agit de travailler sur des projets critiques. Mais si ils restent de longues seulement parce que tout le monde le fait, alors la culture d’entreprise qui est favorisée est celle de l’inefficacité.

–          Interdire aux gens de travailler pendant leurs vacances

Se ressourcer est extrêmement important et demande de tout couper.

 

Sans le savoir, parfois, nous ne sommes tout simplement pas faits pour le travail en entreprise. Chacun a des préférences « organiques » sur comment nous sentir le plus vivant, le plus motivé et le moins stressé au travail. Cela dépend de l’environnement physique de travail, du type d’entreprise, de la culture d’entreprise, des styles de communications adoptés par les managers, les clients et les collègues, la taille de l’entreprise, la mission de l’entreprise, les compétences utilisées dans notre travail…

Notre « moi » social est si fort (formé par la famille, notre éducation, les médias, la religion…) que nous pouvons être amenés à croire que ce « travail incroyable en banque d’investissement, avec un salaire énorme et une excellente réputation à la clé » devrait nous rendre heureux. Même quand nous savons que c’est en contraste avec l’image que nous nous faisons de notre vie idéale !

Une des choses les plus déstabilisantes dans le monde de l’entreprise est que nous sommes souvent pris dans une frénésie d’actions sans avoir l’impression d’avoir le moindre contrôle sur le monde qui nous entoure.

Il est désormais prouvé que l’activité cérébrale (jusqu’à la création de neurones) est influencée par notre environnement. Des animaux en cage ont une activité cérébrale moindre que les animaux en liberté. Comment ne pas penser que notre environnement dans l’entreprise peut avoir des conséquences fortes sur notre créativité ?

A cela se rajoutent des réunions inutiles qui ne finissent jamais et l’utilisation massive de l’email qui est devenu une hydre (on coupe une tête, il en repousse deux).

Etant donné toutes ces vérités, pourquoi est-ce que les gens gardent leur travail et ne se lancent pas dans l’aventure entreprenariale alors qu’ils en expriment l’envie ?

 

Chapitre 2 : Si tout est horrible, alors pourquoi suis-je effrayé de partir ?

 

Autant être clair : si nous sommes effrayés de nous lancer, c’est parce qu’avant tout nous avons peur de nous retrouver sans argent.

Pour trouver l’énergie et la motivation de nous lancer, nous devons identifier les peurs qui nous retiennent et définir un plan pour les vaincre. Les peurs les plus fortes viennent de notre cerveau reptilien, dont l’objectif est de continuellement nous procurer des peurs dans l’objectif de nous faire survivre. Ces peurs peuvent être classées dans deux catégories : le manque et l’appréhension. D’un côté notre cerveau reptilien nous convainc que nous manquons de tout : d’argent, de temps…De l’autre, il nous convainc que quelque chose de terrible va forcément arriver.

Nous savons que notre peur est « reptilienne » si elle est extrême, qu’elle a des conséquences physiques (maux de têtes, tension musculaire, tension au niveau de la poitrine) mais surtout si elle apparaît complètement irrationnelle sous un œil critique.

Quelle que soit notre projet d’entreprise, il y a trois choses que nous devons être prêts à abandonner :

–          Le statut

Le statut est important et augmente en même temps que l’estime que nous avons de nous-mêmes à mesure que nous grimpons les échelons dans l’entreprise.

–          La routine

Nous accompagnons certainement notre vie en entreprise d’une routine bien huilée et rassurante. Quand nous démarrons notre entreprise, nous n’aurons plus d’emploi du temps fixe et cela pourra être très impactant pour notre vie de famille.

–          La reconnaissance

Après quelques années en entreprise, les gens nous reconnaissent pour notre expertise. Dès que nous quittons le cadre de l’entreprise pour monter notre propre projet, nous revenons dans la peau d’un débutant et nous allons nous sentir incompétents dans tout ce que nous allons faire. La plupart des gens détestent ce sentiment.

 

Même si nous sommes très excités par notre idée, nous ne pouvons certainement pas nous empêcher de penser à ce que vont en penser les « autres ». Notre « moi » social s’est développé en réponses aux pressions des gens qui nous entourent. Face au jugement de ces personnes, nous devons garder en tête que nous sommes les seuls à vivre dans notre peau. Il faut croire ses instincts.

Pamela Slim confesse être une personne très optimiste. Pourtant elle ne se fait plus trop d’illusions sur le monde de l’entreprise et pense que les grandes entreprises ne changeront plus fondamentalement la façon dont elles traiteront les employés, peu importe le nombre de slides qui diront « l’humain est notre plus grande force ». Il y a trop de talents dans le monde, ces entreprises sont trop grandes, le monde est trop compétitif. Cela n’a rien de personnel et ne remet pas en cause le fait que nos managers peuvent légitimement penser à notre sujet que nous avons du talent. Mais les entreprises ne peuvent plus promettre des emplois à vie.

Il faut désormais voir la vie en entreprise comme l’opportunité de rencontrer des gens talentueux et créatifs tout en développant de nouvelles expériences, apprendre comment fonctionne le business voire même se faire financer des formations d’exception.

Une des plus grandes peurs des aspirants entrepreneurs est la peur de l’échec. Il faut savoir regarder la vérité en face : la peur que personne n’achète notre produit est légitime si nous n’avons pas pris le temps de définir et rechercher notre marché, d’identifier les concurrents, de développer une stratégie marketing adéquate et définir un process de ventes. Si nous avons tout fait et qu’en plus nous avons reçu les retours positifs de personnes ayant connu le succès dans notre industrie, alors il faut se lancer.

Il faudra également devenir confortable avec le fait d’être dans une position inconfortable. Rien n’est plus faux que de croire que les entrepreneurs passent d’un défi à un autre sans aucune crainte. Ils savent que la peur est une composante essentielle de la croissance. Tous les échecs doivent servir à s’améliorer et donc doivent être reçus avec une certaine ouverture d’esprit. Bien sûr notre culture occidentale voit l’échec d’une manière romantique : j’échoue et j’apprends. En réalité l’échec est insupportable et difficile à encaisser. Il faudra savoir prendre du recul avant d’en tirer des leçons utiles.

Pamela Slim conseille de soumettre nos pensées destructrices à quatre questions :

–          Est-ce que c’est vrai ?

–          Est-ce que nous pouvons absolument être sûrs que c’est vrai ?

–          Comment réagissons-nous quand nous pensons cette pensée ?

–          Que serions-nous sans cette pensée ?

Ces quatre questions permettent d’examiner les pensées qui nous donnent des inquiétudes excessives et de les voir sous un angle complètement différent. Cela ne remplace pas toutes les autres choses que nous devons faire pour nous assurer que notre business va être un succès, mais cela nous permet de nous libérer de la paralysie et d’avancer.

Se lancer veut parfois dire que nous allons réaliser qu’être entrepreneur n’est en réalité pas ce à quoi nous aspirons. Quoi qu’il en soit ce n’est pas un problème pour Pamela Slim : travailler même peu de temps pour nous-mêmes et personne d’autres va nous permettre, quoi qu’il arrive, de booster notre curiosité, notre esprit d’initiative et créatif. Nous n’avons pas à adopter une posture « tout pour le tout » avec l’entreprenariat : si nous nous rendons compte que ce n’est pas fait pour nous et même si nous échouons, il faut accepter le fait de redevenir un employé.

 

Chapitre 3 : Détoxification de la vie corporate

 

Pamela Slim croit que nous sommes tous nés avec un esprit créatif fort, qu’elle appelle le « tigre intérieur ». Cet esprit nous donne envie d’aller de l’avant et de s’engager dans des activités saines qui sont des challenges.

Le problème est que très tôt dans notre vie on nous explique que laisser ce tigre à l’air libre n’est pas approprié. On nous dit que les gentilles filles ne démarrent pas des groupes de rock et que passer sa vie à voyager est une perte de temps. On voit également les autres se contenter d’avoir une vie normale, et nous avons du mal à essayer de sortir de lot. Enfin on se raconte des mensonges du type « je dois garder ce job jusqu’à temps que les enfants soient à l’université ».

Garder son tigre intérieur en cage n’est pas une bonne idée pour garder intacte notre motivation.  Comment ouvrir la cage ?

C’est bien simple, cela commence par constater qu’elle existe en arrêtant de se dire des mensonges et en acceptant le fait que toutes les choses ne vont pas bien si c’est le cas. Notre corps ne nous ment jamais : muscles tendus, problèmes d’estomac, anxiété,, troubles du sommeil… autant de signes que nous essayons trop durement de contrôler notre esprit créatif. Cela suppose également d’arrêter les substances qui nous font nous sentir bien, et cela commence par le petit verre de vin en rentrant du boulot pour nous sentir bien. Il faut ensuite accepter de passer à l’action. Ne pas changer ne va pas nous aider à aller mieux. Cela peut commencer par des petits gestes : prendre un cours d’art, parler à des étrangers complets…

Mais se lancer va nous demander du temps. Que nous n’avons pas, à moins que nous fassions un peu le ménage parmi nos activités. Cela commence par se désengager de toutes ces réunions, comités, task forces qui finalement ne servent à rien et encombrent 50% de notre calendrier. Au revoir également le bénévolat, le temps dépensé devant la télé et le samedi à enchaîner les activités avec les enfants (après tout, dans son enfance, Pamela Slim s’amusait très bien dans un simple bac à sable avec quelques jouets). Nous aurons besoin de tout notre temps pour définir notre idée et monter notre entreprise.

La deuxième étape va être de se considérer de nouveau comme un débutant. Nous avons certainement de belles idées, mais être trop sûrs de nous va nous amener à passer à côté de belles opportunités. Les grands entrepreneurs voient le monde différemment des autres personnes, avec un esprit « débutant », c’est-à-dire un esprit qui leur permet d’approcher les situations sans aucun jugement de valeur ou d’idées préconçues.

A l’inverse, avoir un esprit d’expert qui pense tout savoir est dangereux car il nous empêche d’absorber toutes les informations qui nous entourent.

Pamela Slim conseille également de ne pas réfréner notre nature : nous ne sommes pas faits pour rester des heures et des heures en réunion. Il n’y a rien de mal à le comprendre et à l’accepter. Nous pouvons rendre grâce à notre employeur pour nous donner un salaire, sans pour autant nous forcer à croire que quatre heures de comités dès le lundi matin est bon pour notre esprit créatif. Il faut reconnecter nos « moi » intellectuels et émotionnels en s’exposant à des environnements ou des activités créatifs. Cela peut vouloir dire prendre plus de repos pour se sentir bien, mais aussi s’éloigner des personnes qui pourraient juger négativement nos choix de créer une entreprise. Souvent, les futurs-ex collègues remplissent à merveille ce rôle, jaloux qu’ils sont de voir l’un des leurs les quitter et franchir le pas.

Une fois le choix fait de se lancer, nous sommes dans la zone neutre : en train de quitter notre job tout en peaufinant notre idée. C’est une période géniale qui nous permet de prendre du temps pour deviner ce que nous voulons vraiment dans la vie. Pourquoi ne pas en profiter pour faire le point sur nos projets, refaire un peu de sport et ranger tout le désordre qui s’est accumulé depuis des années ?

Redémarrer notre process de créativité ne va pas se faire du jour au lendemain. Pour le stimuler, rien de tel que d’écrire quelques pages dans un journal tous les matins, de se balader dans un nouveau quartier de la ville, dans un musée, de passer du temps à prendre des photos… Des cours de danse et d’improvisation sont une bonne idée également.

Nous devons mettre en place un système pour capturer nos idées. Cela peut commencer par le fait de laisser des carnets de notes partout où nous passons pour ne jamais être très loin de la possibilité de mettre par écrit une idée.

 

Chapitre 4 : Qu’est-ce qu’implique de passer du statut d’employé à celui d’entrepreneur ?

 

Non, passer d’employé à entrepreneur n’est pas comme sauter d’une falaise.

Cela commence par une prise de conscience. A cette étape, la clé est de trouver une bonne raison pour passer plus de temps à travailler à notre entreprise. Tout le monde a des raisons bien différentes pour quitter son emploi. Certaines personnes prennent conscience qu’ils sont dans cette étape en observant leur corps : une grande fatigue, des explosions émotionnelles, un état dépressif sont souvent des marqueurs forts que nous sommes prêts à faire autre chose.

La question d’après est : si nous ne sommes pas employés, alors quoi faire ? Cette réponse se trouve à l’intersection de trois cercles : ce que les gens sont prêts à nous payer pour faire, ce pour quoi nous avons une grande passion et ce pour quoi nous sommes génétiquement créés à faire. Ce troisième cercle est le plus insaisissable. Pour trouver ce cercle, Pamela Slim conseille de répondre à cet ensemble de questions :

–          qu’est-ce qui m’intéresse ?

–          qu’est-ce qui me répugne ?

–          quels sujets m’excitent ?

–          quels environnements me font sentir relaxé et ouvert ?

–          quels environnements me donnent envie de fuir ?

–          avec quel genre de personnes est-ce que j’aime m’entourer ?

–          à quel moment de la journée me sens-je le plus relaxé ? plein d’énergie ? fatigué ?

–          qu’est-ce que j’aime faire ?

–          de quoi je rêve ?

–          quel genre de magasins me fait me sentir bien ?

–          qui dans ma vie m’aspire le plus d’énergie ?

–          quand est-ce que je me sens le plus libre ?

–          quand est-ce que je me sens le moins libre ?

–          quand est-ce que je me sens tellement bien que je perds toute notion du temps ?

Il peut être intéressant d’essayer de répondre à ces questions de manière régulière pour voir émerger des tendances qui vont nous permettre de savoir qui nous sommes, qui sont les gens avec lesquels nous souhaitons évolués, et quel travail est-ce que nous aimons faire. Cette dernière question ne doit pas être répondue avec un métier précis mais plutôt avec quels objectifs nous souhaitons réaliser : aider les gens, éduquer les gens…

L’exercice suivant consiste à partir de la fin en s’imaginant notre vie idéale. C’est un piège très commun pour les entrepreneurs de se lancer tête baissée dans leur business plan dès qu’ils ont défini leur style de travail, leurs idées business, leurs intérêts. Malgré le succès, ils pourraient se rendre compte après quelques années qu’ils sont toujours en train de travailler très dur et ne sont pas particulièrement passionnés au sujet de leur vie. Au lieu de ça, il faut d’abord définir quel type de vie nous rendra heureux, sain, riche et sage.

Pamela Slim conseille de s’enfermer dans une pièce avec pas mal de temps devant soi pour imaginer sa vie idéale. Le principe est d’essayer de couvrir tous les domaines : notre maison, nos relations, notre santé, notre style de travail, la nature de notre travail et notre vie financière. Si nous avons une famille, alors ce plan doit être créé dans un effort commun.

Une fois que nous avons un plan de vie en place, il devient beaucoup plus simple de prendre des décisions au sujet de l’entreprise que nous souhaitons créer. Cela nous assure également qu’une fois que notre entreprise décollera, nous serons heureux de la vie que nous aurons. Pamela Slim témoigne du fait qu’elle connaît énormément de millionnaires de la Silicon Valley très malheureux malgré leur réussite car ils n’ont pas vu leur entreprise comme un moyen d’avoir une belle vie.

L’étape suivante consiste à identifier l’idée de notre entreprise, qui doit être très spécifique. Nous faisons du brainstorming avec nous-mêmes. Mais le secret du brainstorming, c’est de n’émettre aucun jugement sur les idées que nous produisons. Bien sûr nous aurons besoin de confirmer nos idées à travers une recherche marché minutieuse pour prouver que notre idée est valable. Mais le principe ici est de ne pas défausser nos idées pour des raisons irrationnelles mais plutôt d’attendre de les soumettre à des recherches intenses.

Puis Pamela Slim nous demande de nous attaquer au problème de l’argent. Avant d’aller trop loin dans le développement de notre idée, nous devons nous assurer que nous sommes suffisamment solides financièrement pour amener notre idée à sa réalisation. Le conseil à ce stade est d’avoir devant soi au moins six mois de dépenses en réserve et d’économiser le plus possible.

L’étape suivante consiste à définir l’esprit de notre marque, ce qui va nous permettre de sortir de la foule. Peu importe l’entreprise que nous considérons, si le marché est viable, nous aurons de la compétition. Pour atteindre le succès, nous devons créer une marque authentique qui nous amènera des clients comme le miel attire les mouches. Notre marque doit frapper les gens par sa clarté, son humour ou son utilité. Une belle marque communique d’un ton qui lui est propre et développe la confiance des clients parce que nous apparaissons comme honnêtes et compétents. Les clients doivent pouvoir se projeter dans la marque et la « ressentir ». La marque doit, et c’est peut-être le plus important, résoudre un problème. « Escape from Cubicle Nation : From Corporate Prisonner to Thriving Entrepreneur » est un exemple excellent.

A ce stade, nous devons maintenant nous entourer de personnes qui vont nous supporter, nous guider et devenir nos partenaires. S’entourer de bonnes personnes, c’est accomplir plus avec moins de risques. C’est aussi beaucoup plus drôle ! Malgré tout, en tant qu’employé de longue date, notre cercle social ne dépasse pas facilement les collègues que nous avons eus au cours de notre carrière. Pourtant à ce stade, il va falloir prendre sur nous et contacter des étrangers, car nous recherchons des gens qui ont la motivation pour créer. C’est quelque chose de difficile, parce que nous aurons le sentiment que tant que nous n’avons rien créé nous ne sommes pas dignes de chercher du support. Le chapitre 7 est dédié à ce sujet.

L’avant-dernière étape est de tester et de prototyper, pour découvrir si nous avons une idée qui mérite que nous quittions tout pour elle. Une idée n’est pas viable tant qu’elle n’a pas été confrontée au monde réel ! Chaque test va nous rapporter de belles informations nous permettant soit de valider notre idée soit de retourner à notre bureau pour la modifier.

Enfin, la dernière étape est de sauter… ou non. Si nous décidons d’y aller, il faudra être préparé au maximum avec :

–          un business plan, même basique

–          des retours du monde réel, de clients réels que notre idée business a du mérite et que les gens vont payer pour notre produit ou service

–          une vision franche et claire de nos finances, et de quoi vivre pour 6 mois

–          un plan de back-up et même des pistes d’embauches au cas où cela tourne mal.

Si nous faisons le choix d’y aller, alors nous devons y aller à fond. Tous les jours. Nous devons être prêts à faire ce qu’il faut pour faire grandir notre marque, se connecter à de nouveaux clients, monétiser notre entreprise, même si cela veut dire y travailler entre 21h et 1h du matin tous les jours.

Enfin Pamela Slim termine ce chapitre en se concentrant sur le processus d’apprentissage. Il est important de s’y attarder car quand nous allons passer de notre vie d’employé à celle d’entrepreneur, nous allons devoir apprendre énormément de nouvelles choses.  En fonction de nos précédentes activités, nous allons trouver certaines tâches plus faciles que d’autres à réaliser. Si quelque chose est complètement nouveau, nous allons passer à travers des étapes obligatoires avant de maîtriser complètement le sujet.

Etape 1 : Incompétence inconsciente. A ce stade, nous ne sommes même pas conscients de ce que nous ne savons pas. Nous avons besoin d’une dose de réalité.

Etape 2 : Incompétence consciente. A ce stade, nous savons ce que nous ne savons pas. Et cela fait mal. Nous avons alors besoin de support, d’aide et d’informations par des experts.

Etape 3 : Compétence consciente. A ce stade, nous sommes capables de réaliser la tâche avec concentration et effort mental. Nous avons alors besoin d’entraînement et des retours d’un pro.

Etape 4 : Compétence inconsciente. A ce stade, nous réalisons la tâche sans efforts sans même y penser. Nous n’avons alors plus besoin de grand-chose, si ce n’est développer de nouvelles compétences sous peine de tomber dans l’ennui.

Nous devons savoir que pour certaines compétences, nous allons rester, quoi qu’il arrive, bloqués dans les étapes 2 ou 3. C’est une bonne indication que nous devrions plutôt confier ces tâches à quelqu’un d’autre.

 

Section 2 : La réalité de l’entreprenariat

 

Chapitre 5 : Quelles sont les façons d’être son propre patron ?

 

Il est peut être logique de penser que les décisions à prendre concernant notre business seront rapides si nous avons fait le travail en amont de se fixer des priorités de vie, de choisir une idée, d’identifier un marché et de créer un business plan. La réalité est bien plus complexe.

Notre vie doit être une composante essentielle de notre business plan. Sans cette précaution, on pourrait atteindre le succès business tout en ayant une vie misérable. Pour éviter ça, il faut créer un plan qui détaille le type de vie qui nous rendra heureux. Avec le temps, à mesure que notre vie change, il sera toujours temps d’ajuster le plan. La chose importante est de réfléchir à cet idéal avant de prendre la moindre décision importante au sujet de notre business plan.

Dans notre process de création puis de croissance de notre entreprise, nous nous rendrons peut-être compte qu’il sera difficile pour nous d’atteindre à 100% nos objectifs de vie. Mais ce plan peut tout de même nous aider à prioriser certaines décisions et objectifs.

Quoi qu’il en soit, quand Pamela Slim demande à des entrepreneurs ce qui a été critique dans leur business model, ils répondent en grande majorité la passion. Ce mot sur-utilisé traduit tout de même que lorsque nous réalisons des choses que nous aimons faire, notre enthousiasme contamine les autres. Si nous faisons seulement quelque chose pour l’argent, il sera difficile de garder un niveau d’engagement et de concentration fort. La passion nous donne de l’énergie, faire quelque chose que nous n’aimons pas faire consomme cette énergie.

Maintenant que nous avons défini ce que serait notre vie idéale, il est temps de s’attaquer à notre business model. Pour déterminer notre business model, nous devons passer plusieurs en revue :

–          ce que nous faisons

–          pourquoi nous le faisons (notre motivation pour créer une entreprise est un ingrédient clé de notre business model)

–          comment nous le faisons (plus que jamais avec Internet le modèle classique de l’entreprise explose et des millions de clients sont désormais à portée de souris)

–          où nous le faisons (si nous travaillons pour nous-mêmes, rester chez soi est sans doute une excellente idée pour diminuer les frais)

–          avec qui nous le faisons

Ce dernier point consiste à penser à nos clients idéaux : des entreprises ou des individus ? Si ce sont des entreprises, de quelle taille ? Si ce sont des individus, quelles sont leurs particularités démographiques (âge, revenu, …). Le chapitre 9 est dédié à ces questions. Y répondre donne une bonne fondation à notre business model tout en délimitant clairement ce que nous voulons ou ne voulons pas faire.

Une bonne façon d’augmenter son revenu est de penser à des add-ons, c’est-à-dire des produits ou services supplémentaires qui s’inscrivent dans la continuité de ce que nous faisons et qui donnent encore plus de valeur auprès du client.  Nous pouvons même nous définir comme une entreprise « lichen », c’est-à-dire une entreprise qui s’accroche à des situations déjà existantes et qui amène de la valeur à ces situations sans les parasiter. Ainsi, il peut être très intéressant de chercher à se greffer à des entreprises qui servent déjà notre base idéale de clients avec tout, sauf ce que l’on propose. Il faut pouvoir s’assurer que nous ne sommes pas en compétition avec l’entreprise hôte. Ce partenariat doit être réalisé avec une entreprise viable, à travers un accord gagnant-gagnant : l’entreprise hôte met tout de même à disposition sa base client quand nous proposons d’augmenter la valeur du service rendu à cette base.

Il existe globalement sept business-models différents :

–          à la maison

Plus de la moitié des entreprises aux Etats-Unis sont opérées depuis la maison des fondateurs.

–          en dur

–          e-commerce

–          eBay

Une sous-catégorie de e-commerce, mais une tendance très forte au fait de voir de plus en plus d’entrepreneurs laisser à ces sites qui ont pignon sur rue, comme eBay, Amazon… la gestion de leur boutique en ligne.

–          la franchise

–          la licence

Si nous avons un super produit mais que nous ne voulons pas gérer les contraintes de fabrication, cela peut être une excellente idée de vendre la licence d’exploitation à une autre entreprise.

–          le marketing à multiples niveaux

Dans ce modèle, les gens en haut vendent à ceux d’en bas, qui vendent aussi à leur tour à ceux en-dessous d’eux. Le challenge avec ces business est que les personnes tout en haut sont souvent les grands gagnants.

Pour finir ce chapitre, Pamela Slim aborde la réalité du travail depuis la maison. Son conseil, si nous avons des enfants, est d’avoir une personne dédiée (nourrice, babysitter) pendant nos heures de travail sous peine d’être dans l’impossibilité de se consacrer pleinement à notre activité. Ce coût doit être intégré dans notre business plan.

De plus, elle précise qu’il est différent de travailler de temps à autres depuis chez nous et d’y être à 100% de notre temps. Pour être efficace, il faudra développer une certaine routine et une bonne discipline.

Enfin, si nous vivons avec quelqu’un, cette personne pourrait croire que, parce que nous sommes à la maison, nous pouvons nous occuper des tâches ménagères. Rien n’est plus faux. Les clients ont besoin de notre attention complète.

 

Chapitre 6 : Comment choisir une bonne idée business ?

 

Avoir une bonne idée commence par répondre à cette équation :

Passion + compétence + business model compatible avec la vie que nous souhaitons mener + business plan solide sur un marché bien défini = bonne idée business (a priori).

Cela ne veut pas pour autant dire que nous allons réussir à gagner de l’argent, mais c’est un début…

Un premier brainstorm va nous aider à mettre le doigt sur les sujets et les industries qui nous intéressent, les activités que nous aimons faire, les problèmes que nous aimons résoudre et les produits que nous aimons.

Les problèmes sont une source inépuisable d’idées. Plus particulièrement, le monde est rempli de problèmes qui ne demandent qu’à être résolus : c’est autant d’idées business. Nos centres d’intérêts vont nous permettre de réduire le champ des problèmes et des idées sur lesquelles nous devons nous concentrer. Qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui pourrait être améliorer, quels sont les acteurs déjà en place ?

Parfois il nous sera possible de lier tous nos intérêts ensemble en un seul business et d’autres fois un de nos intérêts surnagera par rapport aux autres.

Les tendances peuvent être des pièges. Une tendance n’est déjà plus une tendance quand elle devient publique, médiatisée. Il est préférable de se concentrer sur nos centres d’intérêts plutôt que de suivre une tendance, par définition à durée limitée avant de devenir « mainstream ». Les tendances peuvent néanmoins servir de tremplin pour changer l’industrie dans laquelle nous souhaitons œuvrer.

Toutes ces réflexions au sujet d’idées business vont nous demander de faire, à un moment donné, des choix. Nous allons devoir éliminer, ou reporter à plus tard, des idées, parce qu’il nous sera impossible de tout développer en parallèle.

Prendre un peu de recul est également très intéressant, car cela va naturellement nous donner l’occasion de trier dans nos idées. Naturellement, certaines idées qui nous paraissaient incroyables vont désormais nous paraître assez standards. La passion et l’intérêt auront disparu. Nous essaierons de justifier l’intérêt de ces idées sans trop y croire. Face à nos objectifs long terme, ces idées n’auront pas grand intérêt.

La façon la plus simple de transformer une passion en un business est de le faire graduellement. Si possible, il ne faut pas quitter notre travail avant d’avoir lancer notre entreprise. Si notre idée est bonne, on se retrouvera si vite très occupé que quitter notre travail sera très naturel.

Une idée business faisable présente des signes évidents :

–          nous avons une approche unique ou une compétence particulière qui nous permet de répondre à un besoin mieux que les autres

–          nous avons les ressources et le support pour lancer le business sans tarder

–          nous avons choisi un domaine dans lequel nous apportons de la valeur, bien au-delà de coûts de production faibles

–          notre marché cible est non seulement intéressé par ce que nous avons à proposer, mais a aussi l’argent nécessaire à acheter ce que nous proposons

–          nous avons créé un prototype et il génère du buzz et de l’intérêt

–          nous avons une excellente maîtrise des métriques financières de notre business

–          nous pouvons nous appuyer sur un réseau de personnes compétentes et intéressées par le fait de nous aider

–          nous apprécions le moindre feedback concernant notre idée et utilisons ces retours pour améliorer continuellement ce que nous faisons.

Cette liste est un guide à suivre, mais en aucun cas l’assurance que notre entreprise va réussir. Pour tourner une bonne idée en un business réel, il faut un marché, des ressources, un management et un avantage compétitif. Dans ce cas, l’idée devient une opportunité. Une opportunité pour une personne ou un groupe de personnes ne l’est pas forcément pour d’autres personnes.

Pour finir ce chapitre, Pamela Slim explique que la plus grande peur des entrepreneurs est de quitter leur travail et d’échouer misérablement. Mais il faut être clair : nous ne pouvons jamais garantir le succès d’une nouvelle entreprise. Il y a trop de facteurs hors de notre contrôle et trop de choses à apprendre. Il faut donc donner le meilleur de nous-mêmes pour apprendre, planifier et tester nos idées, en suivant ces quelques règles :

–          ne pas risquer plus que ce que nous avons

–          apprendre de nos erreurs

–          y aller progressivement sans brûler les étapes

 

Chapitre 7 : Recruter notre tribu

 

Si nous sommes dans une grande entreprise, il est logique que la plupart de nos relations soient des gens du travail. Si nous prévoyons de nous lancer, ce fait peut nous inquiéter car la plupart de nos amis sont donc des employés, pas des entrepreneurs. On peut également se dire que nous sommes tellement débutants que personne ne voudra nous aider. Pire : nous ne saurons même pas où chercher des gens pour nous aider.

Ces questions sont parfaitement normales, et l’objectif de ce chapitre est justement de dissiper ces peurs en apprenant à créer des liens avec des gens qui pourront nous aider.

Les bénéfices d’un réseau solide sont parfaitement évidents. Ce n’est pas un signe de faiblesse que de s’entourer de gens capables de nous aider. Les bénéfices d’un réseau sont :

–          nous aider à trouver une solution rationnelle en temps difficiles

–          nous faire gagner du temps

–          partager des ressources

–          nous présenter à des gens incroyables

–          passer le mot au sujet de notre entreprise.

Dans son livre Tribes, écrit en 2008, Seth Godin, qui est l’auteur de deux livres du Personal MBA, explique qu’il y a des tribus partout aujourd’hui. Dans et en-dehors des organisations, dans le public, le privé, à travers la planète. Chacune de ces tribus souhaite gagner de l’influence et établir des connections. C’est une opportunité pour nous, une opportunité de trouver une tribu et de la diriger. La question n’est pas de savoir si c’est possible de le faire, mais plutôt de savoir si nous choisirons de le faire.

Autour de nous, nous devons avoir des amis, des vrais, pour qui notre succès est important. Mis nous devons aussi disposer de mentors qui ont des expériences personnelles et professionnelles intéressantes.

Les mentors sont difficiles à trouver : généralement ils apparaissent comme ça, subitement. Il faut trouver les endroits où les professionnels de notre domaine vont traîner, sans avoir peur de se présenter à eux et de leur demander des conseils. Personne n’est trop « gros » pour nous, la relation née de cette demande de conseil nous indiquera très rapidement si cette personne est prête à prendre quelqu’un sous son aile. La relation de mentor à « mentoré » n’est pas une relation à sens unique. Quand nous trouvons des informations qui pourraient aider notre mentor, nous devons lui partager.

Les caractéristiques d’une bonne relation de mentorat sont :

–          l’encouragement

–          la réciprocité

Peu importe l’expérience de notre mentor, nous devons pouvoir lui apporter quelque chose, sinon il n’a rien à gagner.

–          la chimie

Après tout une relation de mentorat est comme une relation classique. Nous devons apprécier la présence de l’autre pour qu’elle réussisse.

–          la gratitude

Il ne faut jamais oublier de remercier notre mentor pour son aide et ses conseils.

–          le respect mutuel

Les mentors que nous recherchons ne veulent pas être entourés de groupies, ils veulent faire progresser des personnes qui pourraient être comme elles dans le futur.

Au-delà de cette liste d’amis et de mentors, nous allons devoir identifier quelques personnes capables de nous sortir d’un état dépressif quand tout ira mal. Ce ne seront pas forcément des gens dans les affaires, mais simplement des gens avec qui on se sent bien et qui sauront nous faire prendre du recul.

Quoi qu’il en soit, nous constaterons que les personnes avec lesquelles nous souhaitons nous connecter sont en réalité très ouvertes.

Où trouver ces personnes ?

Cela commence par les réseaux sociaux. Facebook et Twitter bien sûr, mais surtout LinkedIn. Sur ce dernier nous pourrons facilement trouver des gens expérimentés dans notre domaine. Il y a une différence entre être connectés et faire grandir ces relations. Cela va peut-être demander du travail de notre part en dehors de LinkedIn pour aller sur le terrain de la communication directe.

Les autres endroits où nous pouvons trouver des relations sont les conférences, les formations, les médias spécialisés et les clubs et associations.

Pour réussir notre connexion avec ces gens, Pamela Slim conseille de suivre la voie du TAO : Transparence, Authenticité et Ouverture. En termes pratiques, cela veut dire qu’il faut admettre qu’il y a des choses que nous ne savons pas. Demander de l’aide doit nous paraître normal. Nous ne sommes pas parfaits, et acceptons le fait de devoir demander des conseils pour nous améliorer. Cela veut dire également que nous devons prendre la responsabilité de nos erreurs et s’excuser si nous avons blessé quelqu’un.

 

Chapitre 8 : Repenser notre vie, autant d’options pour réduire notre train de vie, aller moins vite et vivre ailleurs

 

Pamela Slim croit sincèrement que la plupart des gens sont capables de faire des grandes choses et de réussir une entreprise. Mais la plupart des gens ne le feront pas. Ce n’est pas une question d’intelligence ou de travail, mais une question de conditions de marché : il est très difficile de réussir dès la première année.

Ainsi démarrer une nouvelle entreprise nous demande d’être moins dépensier et de saisir l’opportunité de réduire notre train de vie pour être capables de faire durer notre entreprise (et donc notre chance de décoller) plus longtemps. Plus de temps veut dire plus de tests, plus de relation avec nos clients, plus de possibilités pour travailler sur les bugs de notre produit ou service.

Pamela Slim renvoie au travail de Leo Babauta, auteur du livre The Power of Less qui figure dans la liste du Personal MBA (et résumé ici). Leo Babauta dispose d’un blog, nommé Zen Habits, et a théorisé les bénéfices de disposer d’une vie plus simple.

Une vie plus simple veut parfois dire de déménager pour une ville moins animée, mais moins chère. Le fait de travailler depuis chez nous nous offre l’opportunité de nous poser la question : a-t-on besoin de vivre dans une grande métropole ?

Pamela Slim conseille d’observer toutes les dimensions de notre vie avec attention et de trouver des pistes pour réduire nos dépenses et la complexité. Non seulement cela nous donnera plus de chances de réussir dans notre business mais le fait de rendre notre vie plus simple aura un impact direct sur notre santé.

 

Chapitre 9 : Est-ce que je dois réellement faire un business plan ?

 

La réponse est courte : non. Mais la véritable question qu’il faut se poser est : est-ce que planifier mon business est nécessaire ? Alors la réponse est oui. Ce que veut dire Pamela Slim ici, c’est que formaliser un business plan n’est pas ce qui est important. Ce qui est important c’est d’avoir la vision de l’entreprise que nous souhaitons créer. C’est quelque chose qui doit nous apparaître comme fascinant. Qu’est-ce que les gens veulent ? Comment allons-nous leur apporter cela ? Comment sommes-nous différents et qu’est-ce que nous faisons mieux que les autres ?

Quand nous démarrons la planification concrète de notre entreprise et l’examen minutieux de notre idée business, nous allons avoir l’une de ces deux émotions :

–          une grande excitation par le fait que notre idée a un vrai mérite

–          une grande déception car notre idée s’avère être un hobby cher

Quel que soit le résultat, ces deux émotions sont exactement ce que nous recherchons. En effet, en cas de grande déception, c’est le signe que nous devons passer à autre chose.

Quoi qu’il en soit, un business plan n’a pas à être une dissertation rébarbative. Il ne doit pas suivre un ordre séquentiel pré-défini. Le cœur du business plan est de montrer comment nous sommes différents et ce que nous faisons pour les gens qui dépensent de l’argent pour notre produit ou service. C’est de la stratégie (avec un petit « s ») en lien avec une étude marché précise et une étude produit pour bien comprendre ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas.

Nous devons commencer l’écriture d’un business plan par ce qui est le plus naturel pour nous : cela peut être l’écriture de notre vision, de notre mission ou mantra, ou avec un forecast de ventes.

Il faut faire l’effort de cibler très précisément notre marché au début. Nous allons avoir l’impression d’abandonner des segments de marché entiers, mais c’est nécessaire. Notre but doit être de concentrer toutes nos forces sur un segment pour mieux l’appréhender.

L’un des pires mythes dans le business planning est que cela a de la valeur de suivre un plan juste parce que nous suivons un plan. En fait, cela a de la valeur de planifier même si le changement est constant et que notre business plan est corrigé en continu. Les hypothèses sont les fondations d’un process de révision. Parfois il faudra ne plus suivre notre plan et avoir le courage d’abandonner ce que nous pensions que nous allions faire parce que nous avons l’intuition que cela ne va plus nous mener nulle part.

Comme indiqué, un business plan n’a pas besoin d’être séquentiel. Par contre, il doit faire figurer les éléments suivants :

–          la mission de l’entreprise

–          les chiffres (ventes, coûts, dépenses, budget…)

–          le plan marketing (l’identité de notre entreprise, son positionnement, sa différenciation, pourquoi les gens nous achèteront à nous…)

–          l’analyse marché

–          le forecast marché

–          la stratégie financière…

(Note d’Adrien : je vous renvoie à l’excellent Bankable Business Plans par Edward G. Rogoff).

En tant que coach, Pamela Slim explique qu’elle passe plus de la moitié de son temps à définir le marché cible de ses clients apprentis entrepreneurs. C’est très important car c’est dans ce domaine que la plupart des entrepreneurs se trompent quand ils démarrent. Ils sont généralement effrayés d’abandonner certains segments de marché. Mais en essayant d’atteindre tout le monde, leur message est dilué. Il faut ainsi choisir une niche « large d’un centimètre mais profonde d’un kilomètre ».

Pour définir avec précision cette niche, il nous suffit de nous concentrer tout d’abord sur les gens que nous avons envie particulièrement d’aider, de servir. Pour nous aider à les définir avec précisions, nous pouvons travailler sur ces caractéristiques :

–          la situation de vie (premier emploi, perte d’emploi, perte de poids, changement de carrière, survivant d’un cancer…)

–          la démographie (les femmes d’origine nord-africaine, les résidents de Paris…)

–          la psychographie (les optimistes, les motivés, les déprimés…)

–          les intérêts communs (les gens de droite, les danseurs de salsa…)

–          les revenus

–          les problèmes auxquels ils font face

Définir une niche précise a de nombreux bénéfices. Nous pouvons immédiatement cibler des publications qui atteignent précisément cette niche et cibler nos efforts de communication. Nous pouvons identifier également des associations qui traitent spécifiquement les problèmes de cette niche et s’appuyer sur celles-ci comme d’un relai pour notre business. Nous pouvons créer des sites web ou des blogs pour poster des informations importantes pour cette niche tout en se rémunérant avec des publicités très ciblées qui pourraient renvoyer sur les produits ou services de notre entreprise. Enfin cela nous permet d’être très spécifique au sujet des problèmes que nous résolvons. Si nous le faisons bien, notre niche pourra s’identifier très facilement.

Pamela Slim donne quelques astuces sur la réalisation de notre business plan :

 

Le jeu de l’argent

En tant que nouvel entrepreneur, il peut être très difficile de trouver comment atteindre nos objectifs en termes de revenus.

En listant l’ensemble de nos produits et services, leur coût et le nombre d’unités que nous prévoyons de vendre sur un an, nous serons capables facilement de deviner ce que nous allons gagner sur une année. Il est parfois plus réaliste de diminuer le nombre d’unités que nous allons vendre pour au contraire augmenter le nombre de produits que nous allons vendre, toujours avec la volonté d’atteindre nos objectifs en termes de revenus.

Pamela Slim prend ici l’exemple d’une personne qui est consultante. Pour atteindre un objectif élevé de revenus, cette personne (payée à l’heure) doit développer de nouveaux produits : programme d’autoformation, ebooks, sites web payants, … Tout en sachant que développer ces outils va nous demander un investissement en heures non-facturables. Les possibilités sont sans fin.

 

Le prix

Comment savoir combien faire payer pour nos services ? Une équation de prix est composée de quatre éléments : la psychologie, les besoins pratiques, le marché, les résultats financiers.

Par la psychologie, Pamela Slim veut dire que pour faire payer (cher) nos produits et services, nous devons avoir confiance dans nos capacités. Cela passe par un travail fort sur notre confiance en nous et également sur de la formation pour continuer à s’améliorer et justifier ce que nous faisons payer.

Les besoins pratiques recouvrent le fait que les entrepreneurs font souvent l’erreur de viser un salaire similaire à celui qu’ils avaient en entreprise, sans prendre en considération toutes les dépenses liées au fait de travailler depuis chez soi par exemple. Si nous faisons payer à l’heure comme les consultants, il ne faut surtout pas planifier de travailler à plein temps et calculer nos honoraires en fonction. Notre objectif de salaire doit inclure les diverses assurances, la préparation de notre retraite, les vacances et les moments où nous sommes malades.

Bien sûr il ne suffit pas de savoir ce dont nous avons besoin pour vivre pour fixer un prix, il faut aussi observer le marché avec attention pour trouver quels sont les prix des produits ou services similaires aux nôtres.

Le dernier point pour l’équation de prix est les résultats financiers. C’est le point le plus important. Pour le résumer, il faut comprendre que les gens ne payent pas pour un produit ou un service, ils payent pour un résultat. Ces résultats peuvent être traduits en valeur, qui peut être de l’argent, du temps économisé, un risque réduit… C’est à nous d’identifier les métriques qui vont nous permettre de justifier nos prix. Un ami de Pamela Slim réalise des formations auprès de commerciaux : il charge 30 000 dollars pour deux heures de formation. Il se justifie en disant qu’avec ses techniques, il a prouvé qu’un commercial pouvait générer 10% de ventes en plus. 30 000 dollars ne représente rien pour un employeur qui peut trouver dans cette formation un retour sur investissement rapide. Ainsi, en se concentrant sur les résultats et la valeur, nous serons capables de faire payer plus mais en plus nous rendrons notre contribution meilleure en définissant et mesurant les bonnes choses.

 

Fixer les étapes importantes de l’année

Quelles activités va-t-on réaliser et quand ? Quand un produit ou service va-t-il être lancé ? Il faut fixer les étapes importantes de chaque trimestre et le faire apparaître dans notre business plan.

 

Quelques recommandations pour la gestion du cash flow

Il faut absolument comprendre comment fonctionne le cash dans notre business, c’est-à-dire avant tout que le profit ne veut pas dire cash flow. Il ne faut pas se sous-vendre : nous devons charger le meilleur prix pour la valeur que nous offrons. Une entreprise n’est pas une banque : les factures ne doivent pas s’entasser et il est extrêmement important de collecter l’argent pour continuer à vivre. Du cash doit être conservé pour les jours difficiles.

Enfin, Pamela Slim conseille de préparer et d’utiliser un budget de cash flow, c’est-à-dire une roadmap financière pour nous aider à la prise de décision.

 

Pour finir ce chapitre, Pamela Slim aborde le sujet du marketing. Notre approche marketing doit être structurée, systématique et constante.

Il est naturel d’expliquer, quand nous démarrons notre entreprise, que nous n’avons pas le temps pour le marketing. Il faut prendre le temps. Le marketing doit devenir une activité habituelle de notre entreprise. La seule façon de trouver du temps pour le marketing est de le planifier. Par exemple, il peut être intéressant de créer un thème marketing pour chaque mois de l’année et de prévoir des activités hebdomadaires ou journalières autour de ce thème, chaque mois.

Avoir une stratégie marketing ne veut pas dire être obsédé par la compétition. Bien sûr, il faut savoir et comprendre ce que font nos compétiteurs. Nous ne devons pas devenir des suiveurs. A la place, nous devons nous concentrer sur ce qui fait que nous sommes uniques. Peu importe notre expertise, si notre marché est intéressant, nous aurons toujours un compétiteur. Plutôt que de le combattre, il faut chercher constamment de nouvelles façons de repenser notre entreprise en fonction de nos plus grandes forces et de nouvelles façons de mieux servir nos clients.

Peu importe notre situation ou notre avance, un concurrent va toujours venir avec de nouvelles façons de travailler et de servir les clients qui vont nous mettre en difficultés. C’est la règle. C’est aussi pour cette raison qu’il est inutile de relayer des rumeurs mauvaises au sujet de la réputation de nos concurrents. Il faut savoir accepter l’expertise de nos rivaux.

Passer du temps à planifier notre entreprise, à définir notre marché, et mettre en place des activités marketing régulières est du temps bien dépensé. Mais comme nous le verrons au chapitre 11, nous n’avons pas besoin d’un business plan formalisé pour commencer à tester nos idées. Mais prendre l’habitude de planifier nous donnera régulièrement une photo réaliste de la santé de notre entreprise.

 

Chapitre 10 : Définir l’esprit de notre marque

 

L’esprit d’une marque évoque des images claires chez les clients.

Une marque avec un esprit bien défini apporte de la valeur à une niche spécifique. Toute la personnalité de la marque s’exprime dans toutes les parties de l’entreprise, depuis le message sur le répondeur de l’entreprise jusqu’au site web en passant par la qualité du service rendu. Une bonne marque inspire aux autres la confiance et l’enthousiasme. Une grande marque attire d’excellents employés.

En définissant leur marque, les entrepreneurs font de nombreuses erreurs. La plus courante est de proposer une marque qui survend par l’utilisation de termes incroyables. A l’inverse, les gens ne réagissent pas à des noms de marques trop génériques qui ne causent aucune réaction émotionnelle. Notre travail est de parler sans détour à nos clients avec des termes justes et clairs qui leur parlent directement.

Choisir un nom de marque est un process en deux étapes : choisir un nom bien sûr mais aussi définir notre Unique Selling Proposition (USP). Notre nom de marque doit être transparent et rend facile à comprendre notre activité. L’USP est une phrase qui décrit ce que nous faisons plus spécifiquement, de manière à adresser un problème clé rencontré par notre marché cible.

Quelques exemples :

– Furniture that fits (la marque), Small Furniture for small spaces (USP). Le nom de la marque est très clair et l’USP adresse un problème rencontré par de plus en plus de gens confrontés à une hausse du prix des logements et donc à une réduction des surfaces habitables : optimiser l’espace.

– Garage Technology Ventures (la marque), We start up start-ups : early stage venture capital (USP). Le nom de la marque fait directement référence à un élément de la culture start-up qui veut qu’elles démarrent dans un garage. L’USP est très claire également.

Pour choisir un nom, il faut suivre quelques règles :

–          avoir une première lettre qui apparaisse tôt dans l’alphabet pour être bien classé dans les annuaires

–          éviter les nombres

–          choisir un nom avec un potentiel pour devenir un verbe (exemple : Google)

–          avoir un « son » différent, pour ne pas être confondu avec une autre marque dans un autre domaine ou un concurrent

–          avoir un nom logique, qui corresponde parfaitement à ce que nous faisons

–          éviter les tendances, par définition destinées à disparaître (exemple les noms avec un double « o »pour les entreprises technologiques)

–          choisir un nom qui possède une URL disponible

–          se concentrer sur les bénéfices apportés à notre marché cible.

Comme dit précédemment sur le sujet du marketing, notre marque doit parler spécifiquement à notre marché cible. Nous ne devons pas essayer de créer une marque pour tout le monde, sous peine de ne pas se concentrer suffisamment sur notre niche. La marque est importante, néanmoins nous ne devons pas concentrer nos ressources financières à avoir un message cohérent (site web, cartes de visite, brochures), le plus important reste de trouver des clients.

Une marque a du succès quand elle représente une expérience pour les clients. C’est le cas d’Apple qui soigne particulièrement l’expérience d’achat à travers des Apple Store pensés de fond en comble comme une expérience d’achat. Le style de nos clients doit être respecté : nous devons nous mettre à leur niveau pour leur parler le plus clairement possible. L’expérience d’achat doit être simple et agréable. Une bonne façon de convaincre est de laisser les gens jouer avec nos produits. Si nous vendons des services, à nous d’être créatifs et d’imaginer ce que nous pouvons offrir à nos clients potentiels pour qu’ils deviennent convaincus d’acheter chez nous. Nous ne devons pas avoir peur d’utiliser l’humour et l’autodérision dans notre communication.

 

Chapitre 11 : Tester souvent et échouer rapidement, l’art des prototypes

 

Les perfectionnistes sont des perdants. Si nous attendons d’être parfaitement prêts pour une opportunité, elle nous passera sous le nez. Ce que font les personnes les plus productives et ayant le plus de succès est de passer le moins de temps possible à tergiverser pour savoir s’ils vont se saisir d’une opportunité ou la laisser passer. Ils possèdent une compétence réelle pour juger rapidement du potentiel d’une opportunité.

Comment vaincre notre tendance au perfectionnisme ? Pamela Slim apporte quatre réponses.

La première est de revoir notre définition du mot « perfection ». Il n’y a en effet rien de mal à avoir des exigences fortes et de vouloir produire un excellent travail. La plupart des gens ne comprennent pas qu’un travail de haute-qualité est souvent le résultat d’une sélection drastique au milieu de nombreux essais, à l’image des photographes professionnels qui prennent 100 photos de la même scène pour retenir seulement un seul cliché.

La seconde est d’échouer rapidement et de passer à autre chose. Les personnes les plus productives sont capables de se rendre compte rapidement qu’elles sont dans un cul-de-sac et de passer à autre chose aussitôt tout en restant complètement motivées.

La troisième réponse est de s’entourer de gens qui ont cette bonne approche du perfectionnisme. C’est souvent la façon la plus simple d’apprendre une compétence : s’entourer de gens qui la maîtrisent.

La dernière réponse est d’être capable de se pardonner à nous-mêmes. Nous faisons tous des erreurs. Que pouvons-nous faire la prochaine fois pour éviter ce résultat ? Comment cette leçon nous positionne-t-elle pour atteindre le succès dans le futur ? Qu’est-ce que cette situation est-elle est en train de m’apprendre ?

Concernant le prototypage, Pamela Slim conseille de « lancer contre le mur et de voir ce qui reste collé ». Nous voulons que les tests et le prototypage soient une partie intégrante de notre entreprise. Cela ne sera pas seulement un moyen pour faire décoller notre entreprise, cela sera aussi un moyen pour continuer à grandir et réussir.

Si nous sommes complètement nouveaux dans notre domaine, une bonne façon de tester est d’arriver à un accord avec un individu ou une organisation qui soit parfaitement dans la cible de notre entreprise. Nous devons être prêt à travailler gratuitement, en conséquence les termes de l’accord doivent nous permettre de citer cette personne ou cette organisation en tant que référence quand il s’agira de marketer notre service ou produit.

Encore une fois, dans le process de test, il est très intéressant de s’entourer d’un mentor et / ou d’une communauté capable de nous apporter des ressources et des retours sur notre prototype. Un bon moyen de créer une communauté est d’écrire un blog qui décrit notre expertise.

Oublions les études marché : si nous voulons par exemple créer un produit ou service pour les mamans très occupées, la meilleure chose à faire est de traîner au supermarché à 17h et d’interroger les mamans qui s’y trouvent pour avoir leurs retours.

Si nos tests se passent mal, et bien tant mieux : cela veut dire que notre idée ne mérite pas un investissement fort en temps ou en argent. Cela ne veut pas dire que nous sommes des perdants, au contraire, nous avons ici une opportunité de poursuivre une autre voie qui a plus de chances de réussir.

 

Section 3 : Faire travailler l’argent

 

Chapitre 12 : Garder un œil sur nos finances

 

Pas besoin d’être naturellement doué pour comprendre et gérer nos finances. Ce dont nous avons besoin, et c’est valable pour toutes les tâches liées à notre entreprise, c’est de nous assurer qu’elles sont réalisées.

Il y a quelques petites choses très concrètes que nous pouvons faire pour avoir les idées claires sur notre situation financière pour nous donner les meilleures chances de succès dans notre entreprise.

Cela va commencer par une prise de vue à l’instant t de nos finances personnelles. En utilisant un tableur, nous devons faire le point sur les informations suivantes :

Revenus

Quelles sont les sources de nos revenus actuels ? Combien de ces sources sont prévisibles et récurrentes, plutôt qu’occasionnelles ? A-t-on prêté de l’argent que nous nous attendons à revoir ?

Dépenses

Quelles sont nos dépenses courantes, nos dépenses fixes ? Quelles sont nos dépenses discrétionnaires ?

Economies 

Combien de cash (disponible) a-t-on dans nos comptes en banque ?

Investissements

Combien avons-nous investi sur des produits bloqués ?

Dette

A combien s’élève le total de nos dettes avec les taux d’intérêt ?

 

Ensuite, il faut définir la somme des bénéfices qui nous sont accordés en tant qu’employé : assurance santé, assurance dentaire, mutuelle, retraite, maladie, vacances, salaires, assurance vie…

L’astuce est de tracer nos dépenses, à l’aide d’un outil informatique, ainsi que nos revenus… bref nos finances personnelles. Toutes les catégories majeures doivent être définies : revenu, dépenses, économies, investissement, dette. Avec ce système simple en place, rien de plus simple que d’ajouter des chiffres au moment d’écrire notre business plan.

Nous devons avoir une stratégie claire : si tracer nos finances sur une base mensuelle est trop difficile pour nous, alors il faut recruter quelqu’un pour le faire. La pire chose que nous pouvons faire est de ne rien faire du tout. Il faut automatiser le plus possible : nous aurons tellement de choses à faire au moment de démarrer notre entreprise que nous ne devons pas avoir à rentrer manuellement nos dépenses pendant 4 heures dans notre outil chaque mois.

Une fois que nous avons une image claire de notre situation actuelle, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour créer une base financière forte pour notre nouvelle entreprise. Cela passe par :

–          réduire le montant de notre dette

–          réduire nos dépenses

–          augmenter nos réserves de cash

Il n’y a rien de pire, quand on lance son entreprise, que de devoir vendre immédiatement pour payer notre loyer. C’est psychologiquement difficile. Il y a des centaines de façons de réduire nos dépenses, à nous d’être créatifs. Le montant de notre réserve d’argent doit se monter au minimum à entre trois et six mois de dépenses. Certaines personnes ne vont jamais toucher à cette réserve.

Pamela Slim reconnaît que certains pensent qu’avoir une coussin de sécurité n’est pas un bon moyen de rester concentré et actif. Après tout, ne pas avoir de coussin nous force à donner le meilleur de nous-mêmes pour vite réussir.

Pamela Slim est pour le fait de soustraiter tout ce qui dans notre vie ne fait pas partie de nos forces ou de ce que nous apprécions faire. Aussi longtemps que nous concentrons le temps libre gagné à des activités qui génèrent plus de revenus ou d’opportunités, c’est un bon marché. Le point le plus commun parmi toutes les personnes qui réussissent repose sur leur capacité à découvrir leurs forces et à organiser leur vie autour de celles-ci. Par contre, quand il s’agit de nos finances, il faut faire attention à ne pas soustraiter pour abandonner les responsabilités de gérer notre argent mais plutôt pour se concentrer sur des activités qui vont générer un gros retour sur investissement.

Si nous soustraitons nos finances, nous devons tout de même revoir les rapports financiers produits par notre conseiller sur une base mensuelle. Les choix effectués par notre conseiller doivent être passés en revue et critiqués si besoin. Il faut poser des questions si nous ne comprenons pas ce que fait notre conseiller. Même si nous ne sommes pas impliqués directement dans la gestion de notre argent, nous devons connaître les bases de la finance. Il faut savoir lire un budget et un compte de résultat.

L’argent a un aspect psychologique. En tant qu’entrepreneur, nous pouvons penser que travailler pour nous-mêmes va résoudre notre problème avec l’argent. Il n’en est rien. Tant que nous n’aurons pas identifier les pensées et les croyances liées à nos comportements avec l’argent, travailler pour nous-mêmes ne va rien arranger. Plus nous allons gagner d’argent, plus nous allons le dépenser. Le plus beau cadeau que nous pouvons nous faire avant de démarrer notre entreprise est donc d’identifier ces croyances pour changer nos comportements avec l’argent.

Presque toutes les situations financières rentrent dans trois schémas : ne pas avoir assez d’argent, avoir juste assez d’argent, avoir bien assez d’argent. Le terme « assez » dépend de chaque individu. Pour certaines personnes, répondre à ses besoins de base st suffisant, générant un sentiment de satisfaction et de sécurité. Pour d’autres, peu importe le montant que nous accumulons, la perception reste que nous avons besoin de plus.

Pour finir ce chapitre, Pamela Slim cite Tim Ferriss, le fameux auteur de « La Semaine de Quatre Heures ». Il explique que vouloir plus d’argent est compréhensible et important, mais c’est aussi une forme de paresse qui remet à plus tard l’examen profond et le process de décision nécessaire à vivre une vie pleine de joie, maintenant et pas plus tard.

 

Chapitre 13 : Faire le marché des bénéfices

 

Ce chapitre est dédié aux Américains. Pamela Slim explique tout ce qu’un employé américain doit faire avant de quitter son entreprise pour se lancer.

 

Section 4 : Faire le grand saut

 

Chapitre 14 : Gérer nos amis et notre famille

 

Un des aspects les plus inattendus dans le fait de passer du statut d’employé à celui d’entrepreneur est de découvrir  que les gens autour de nous ne sont pas prêts, ne veulent pas ou ne sont pas capables de voir que nous changeons. Cela peut avoir pour conséquence des disputes, voire mettre fin à des amitiés ou des amours.

Nous formons des relations autour de centres d’intérêt communs, comme l’école, le sport, le travail. Si nous nous éloignons de ce centre d’intérêt commun, les relations peuvent en souffrir. De plus, chaque personne dans une relation assume un rôle précis. Par exemple, dans notre couple, notre conjoint peut nous voir comme un roc qui amène la stabilité financière à toute la famille. Si les rôles changent, le ressentiment peut grandir.

De manière plus pragmatique, l’entreprenariat peut faire peur à notre famille et nos amis. Et si nous rencontrons le succès, les mêmes pourraient devenir jaloux !

Nous sommes fous si nous pensons que nous allons convaincre tous nos proches que se lancer dans la création d’une entreprise est une bonne idée. Notre tâche n’est pas de les convaincre, mais de leur expliquer notre démarche d’une façon sincère, claire, organisée et accessible. Les principaux problèmes à ce stade est de réussir à parler de cette démarche à notre époux, à nos parents et comment filtrer les retours utiles des critiques inutiles.

La famille et les amis peuvent être une grande source de support et d’amour. Ils peuvent aussi être des critiques durs. Cela peut être frustrant. Néanmoins, il y a de très bonnes raisons si nos proches expriment leurs inquiétudes et veulent démarrer leur business.

Inquiétude n°1 : ton idée business n’a aucun sens. Cette inquiétude a pour origine le fait que nous n’avons pas expliqué notre idée de manière qui fait sens pour eux. C’est l’occasion de le faire et c’est un avantage face à n’importe qui.

Inquiétude n°2 : ton idée business n’est pas viable. Cette inquiétude a pour origine le fait qu’ils n’ont pas assez d’informations au sujet de notre entreprise pour décider si notre idée est viable ou non. Donc par défaut, ils assument qu’elle n’est pas viable. C’est l’occasion de partager notre business plan avec nos proches.

Inquiétude n°3 : tu vas perdre ta chemise dans cette entreprise. Nos proches ont ici des peurs profondes au sujet des risques et de l’argent. Cela n’a rien de personnel avec nous. Nous devons dans ce cas écouter, sans réfuter leurs arguments, et poser des questions. Une fois qu’ils ont exprimé toutes leurs inquiétudes, nous pouvons décider si elles sont valides pour notre situation.

Inquiétude n°4 : tu n’as pas ce qu’il faut pour réussir en tant qu’entrepreneur. Peut-être qu’ils nous ont vu démarrer et arrêter de manière précoce trop de projets dans le passé et ils ne sont pas confiants dans nos compétences pour aller au bout. Si nous pensons que cette fois c’est différent, il va falloir bien l’expliquer !

Inquiétude n°6 : tu risque trop pour ton rêve. Cette inquiétude vient du fait qu’ils n’ont pas connaissance de notre solution de repli. A nous de leur présenter (si elle existe, sinon, il faut y travailler).

Inquiétude n°7 : tu vas changer. Cette inquiétude vient du fait qu’ils ont peur que nous allons les ignorer et les abandonner si nous devenons beaucoup plus heureux ou si nous atteignons le succès. C’est le moment de renforcer notre amour.

Inquiétude n°8 : tu es égoïste. Cette réaction signifie qu’ils sont amers par rapport au fait que nous allons nous éclater tandis qu’ils préfèrent rester sur une voie sécurisée. Pourquoi ne pas les encourager à partager leurs rêves avec nous ?

Quoi qu’il en soit, le plus dur va être de convaincre notre époux. Nous ne commençons jamais une entreprise par nous-mêmes, nous embarquons toujours dans l’aventure notre époux et nos enfants. Notre succès ou notre échec va avoir des impacts forts sur la qualité de notre vie familiale. Il faut donc commencer par parler de nos volontés entrepreneuriales.

Nous devons choisir notre première fois avec précaution. Cela doit être un moment sans aucun stress, sans distraction (on prendra une babysitter pour les enfants). L’idée est d’expliquer pourquoi nous sommes si motivés par le fait de démarrer notre propre entreprise ainsi que les conséquences si nous ne réalisons pas nos rêves. C’est aussi un moment où nous posons beaucoup de questions : qu’est-ce qui inquiète notre époux ? combien d’argent faudrait-il avoir en banque pour le rassurer ? qu’est-ce qui le rend le plus nerveux au sujet du fait que nous serons notre propre patron ? C’est aussi le moment de faire preuve de réciprocité en demandant à notre époux comment il se sent dans sa vie au travail. Qu’est-ce qui le rendrait plus heureux ? Quels rêves suit-il ? Quoi qu’il en soit notre époux a des très bonnes raisons d’être inquiet et nous devons prendre avec sérieux ces inquiétudes. La première conversation doit être poursuivie, après quelques jours de réflexion.

Nous devons être clairs avec notre époux sur de nombreux points :

–          le type et la quantité d’informations que notre époux souhaite avoir au sujet de notre entreprise

–          le rôle qu’il veut jouer dans notre entreprise (cela peut être aucun rôle)

–          comment prendrons-nous les décisions financières communes

–          un délai pour tester la viabilité de notre entreprise

–          une stratégie de sortie avec des alternatives spécifiques.

SI nous pensons que les époux sont résistants à l’idée de l’entreprenariat, attendons d’en parler à nos parents ! Ils peuvent être les plus vigoureux dans l’argumentation, car après tout ils viennent d’une ère où le monde du travail était bien différent. De plus, ils nous voient toujours comme des enfants et s’inquiètent gravement pour notre sécurité.

Les pièges communs dans lesquels nous pouvons tomber quand nous parlons de notre volonté d’entreprendre avec nos parents sont :

–          penser qu’ils comprennent tout ce qu’on dit. Allons expliquer les concepts de Social Media et de Web 2.0 à nos parents… Cela va nous forcer à réduire au maximum le jargon, ce qui n’est pas un mal, dans notre manière de présenter notre business.

–          penser qu’ils comprennent que nous avons changé depuis le collège

–          penser qu’ils comprennent le changement dans le marché du travail.

Ces conversations avec nos amis, époux, parents vont peut-être mal se passer. Mais elles apporteront beaucoup de retours qui pourront être utiles. Parfois nous pourrons aussi nous sentir attaqués de toute part, critiqués sur tous les points. Cela peut être frustrant. Il faut filtrer les critiques !

Nous devons garder les questions spécifiques au sujet de notre idée business et de notre marché cible, les remarques au sujet de nos finances, et les retours sur nos forces et nos faiblesses.

 

Chapitre 15 : Aligner les cibles

 

Avoir un plan de sauvetage solide est un des domaines que nous devons avoir bouclé avant de lancer notre idée business.

Souvent, les entrepreneurs essayent de tout faire par eux-mêmes et n’acceptent de faire appel à des experts que quand cela va mal. S’entourer de professionnels très tôt peut nous sortir de bien des ornières. Une bonne équipe d’experts à considérer est composée d’un avocat, d’un comptable, d’un banquier et d’un spécialiste de l’assurance.

Le cash flow est roi au démarrage d’une entreprise : cela peut nous sembler une erreur d’en consacrer une partie à faire des chèques à ces professionnels quand nous voulons utiliser notre argent à créer des prototypes ou à investir dans le marketing. Sur le long terme, nous serons néanmoins très contents de s’être entourés de ces personnes.

Les problèmes juridiques à régler sont les permis et les certificats à obtenir pour opérer dans certaines régions. Peut-être aurons-nous besoin d’un brevet ou d’une marque déposée. L’aide d’un avocat est intéressante pour nous aider à identifier la meilleure structure légale d’entreprise pour nous offrir la plus grande protection. Nous aurons également besoin, peut-être, de lettre de confidentialité ou de contrats types.

Les problèmes financiers vont du fait d’établir des comptes bancaires séparés pour notre entreprise jusqu’au fait de sécuriser une ligne de crédit dans le cas où les choses se passent mal. Il sera en effet beaucoup plus facile d’obtenir un crédit avant les problèmes qu’après. Une carte de crédit business est intéressante si nous voyageons beaucoup dans le cadre du travail.

Au niveau des assurances, faire appel à un expert permet d’identifier si notre activité nécessite des assurances particulières.

Des précautions particulières sont à prendre au niveau du cash flow et donc des paiements. Un accord client est une chose, recevoir l’argent associé en est une autre. Pour les projets importants, nous pouvons envisager de faire payer une partie de la facture à la commande. Le reste doit être facturé en petits incréments au fur et à mesure de l’avancement du projet.

Quelques règles sont à suivre quand nous traitons avec nos clients. Quand nous arrivons au bout du process de vente, il est légitime de demander les détails sur les conditions financières de nos clients. Les conditions de paiement doivent clairement apparaître dans le contrat et le devis. Ces conditions seront à suivre à la lettre. Une des tâches les plus rébarbatives est sans doute prendre contact avec la direction financière de nos clients (ou dans une moindre mesure le responsable administratif et financier) pour régler les problèmes de paiement et nous rappeler à leur bon souvenir. C’est un plus de les connaître personnellement : ce sont des personnes puissantes et importantes. C’est aussi important d’avoir une bonne relation avec les preneurs de décision côté projets, capables d’approuver tout changement sur les transactions financières du projet.

Dans le cas d’une vente de projets à grande échelle, il est prudent de ne pas envoyer tous les produits promis sans avoir vu une partie de l’argent. A nous de préparer notre cash flow pour les pires scénarios. Cela passe parfois par l’ouverture d’une ligne de crédit, au cas où.

Quand on traite avec de nouveaux clients, il est de notre responsabilité d’enquêter pour en savoir plus sur l’état de santé de l’entreprise pour éviter les mauvaises surprises.

Le sujet suivant traité dans ce chapitre par Pamela Slim est la sous-traitance. La plupart des entrepreneurs ont des difficultés à demander de l’aide, préférant tout faire eux-mêmes. La sous-traitance devient intéressante quand le temps libéré sert à nous concentrer sur nos forces. Le seul problème avec cette approche est que la sous-traitance a un coût.

(Note d’Adrien : ce sujet a déjà été largement traité dans Go It Alone, de Bruce Judson, résumé à lire ici).

Le dernier point de ce chapitre est tout simplement de profiter le plus possible de nos derniers moments en tant qu’employé d’une entreprise. Ce temps doit être passé à apprendre des nouvelles choses qui nous aideront dans le futur. C’est l’occasion d’apprendre en détails tous les petits secrets de notre entreprise. Est-ce que nous connaissons tous les facteurs qui rentrent dans la profitabilité de notre entreprise ? Quels sont les objectifs stratégiques à 5 ans de notre entreprise et quelles sont les menaces sur le marché pour les réaliser ? Qu’est-ce qui motive et sur quoi travaille notre PDG ? Quels sont les premiers clients de notre entreprise et qu’est-ce qui est important pour eux ? Peu importe que nous soyons un ingénieur, un marketeur, un comptable, nous pouvons apprendre énormément de chose.

Le temps en entreprise doit être aussi passé à faire grandir notre réseau.

C’est aussi l’occasion de prendre des risques dans nos pratiques. Pourquoi ne pas se passer de Powerpoint à notre prochain rendez-vous client ? Pourquoi ne pas inviter la personne que nous détestons le plus à déjeuner ?

En bref, plus nous nous concentrons à apprendre autant que possible dans notre travail actuel, plus nous nous sentirons puissants. Cela se traduira immédiatement par une confiance forte quand nous lancerons notre entreprise.

Mais lancer une entreprise n’a aucune garantie de succès, c’est aussi pourquoi nous devons préparer des plans B, C et D. Cela passe par garder d’excellentes relations avec nos collègues, même une fois parti, pour qu’ils pensent à nous en cas d’échec. Nos profils LinkedIn et Facebook doivent être bien à jour, et construire de bonnes relations avec des recruteurs dans notre domaine est toujours une bonne idée.

 

Chapitre 16 : Quand est-ce qu’il est temps de partir ?

 

Napoleon Hill, dans son livre de 1937 intitulé « Think and Grow Rich » nomme six peurs qui nous empêchent d’atteindre le succès : le peur de l’échec, la peur de la pauvreté, la peur de la critique, la peur d’être vieux et / ou malade, la peur de perdre notre amour et la peur de l’inconnu.

Il sera temps de partir quand nous aurons vaincu toutes ces peurs. Cela passe par :

–          un enthousiasme débordant

–          un business case solide

–          un marché porteur et bien défini

–          un plan financier solide

–          un plan marketing

–          une approche saine de la vente

–          le temps pour créer notre entreprise

–          le support de notre famille, de nos amis et de nos relations.

Pamela Slim termine ce livre en parlant de « blague cosmique », puisque malheureusement, certaines personnes auront tous ces éléments mais n’y arriveront pas. D’autres n’auront pas le dixième de la préparation des premiers mais réussiront avec facilité. L’entreprenariat reste une expérience fabuleuse, quel qu’en soit le résultat.

 

Mon avis sur le livre :

 

Escape from Cubicle Nation est un bon livre, mais remis en perspective avec les autres livres sur l’entreprenariat, il m’est difficile d’avoir un avis aussi positif. C’est un livre qui essaye de tout traiter : le marketing, le business plan, les finances sans être une référence sur ces sujets. En effet, un entrepreneur consciencieux ne pourra pas utiliser ce livre pour l’aider sur des sujets complexes, il devra se tourner vers d’autres ouvrages.

Par contre ce livre peut être utilisé comme une check-list des choses à ne pas oublier quand nous souhaitons nous lancer dans l’aventure.

Un point positif tout de même : j’ai particulièrement apprécié ce qu’amène Pamela Slim sur les changements sur notre vie personnelle du fait de démarrer une entreprise. C’est un sujet qui n’avait pas été traité jusqu’alors dans les cinq précédents livres. Sur ce point précis Espace from Cubicle Nation mérite en tout cas une lecture, fort agréable qui plus est.