Lecture n°2 : 10 Days to Faster Reading par Abby Marks-Beale

Il me paraît très important de commencer le Personal MBA par les livres qui vont m’aider à gagner en productivité, avec l’objectif de lire plus et de produire mes résumés rapidement sans perdre en qualité, et surtout en réussissant à jongler entre ce projet et une vie professionnelle et personnelle déjà bien remplie.

A cet effet, la deuxième lecture du Personal MBA s’intitule 10 Days to Faster Reading, écrit par Abby Marks Beale en collaboration avec le Princeton Language Institute. Le sous-titre du livre est « Zip Through Books, Magazines, and Newspapers ; Understand Everything You Read ». Ambitieux !

En introduction, Abby Marks Beale écrit que les chapitres du livre doivent être lus dans l’ordre pour maximiser notre potentiel de vitesse de lecture. Le livre a pour objectif:
– de nous aider à réaliser la valeur des habitudes que l’on a déjà au niveau de la lecture
– d’introduire un large spectre de nouvelles idées pour nous améliorer
– d’améliorer notre niveau de confiance dans nos capacités de lectures.

Durant tout le livre, Abby Marks Beale utilise des analogies avec la course (de voitures). Cela se ressent au niveau des titres de chapitres par exemple.

Elle précise que chaque chapitre se termine par un Time Trial (un essai chronométré), qui permet de se juger et de connaître notre vitesse de lecture en mots par minute, ainsi que notre degré de compréhension en répondant à un QCM de dix questions suite à chaque Time Trial.

L’ouvrage est donc résolument pratique : lire son résumé vous donnera sans doute des pistes pour améliorer votre lecture, mais ne vous permettra pas de vous évaluer de manière précise.

 

Jour 1 : Mettre la clé de contact

 

Comment va nous aider le fait d’augmenter notre vitesse de lecture ?
Augmenter notre vitesse de lecture va nous permettre de :
– lire plus en moins de temps
– augmenter notre concentration (plus on lit rapidement, plus on se concentre sur ce que l’on est en train de faire)
– comprendre avec une meilleure précision (plus on augmente notre concentration, plus on comprend ce qu’on lit)
– retenir mieux l’information (concentration + compréhension = mémorisation)
– apprécier le fait de lire plus.

Apprendre à lire plus vite a des conséquences directes sur nos vies : surfer sur le web de manière plus efficace, recevoir des meilleures notes à des examens, gérer la sur-information, rapidement parcourir une lecture pour en extraire l’essentiel…

Abby Marks Beale avoue que le livre va en majorité se concentrer sur la vitesse de lecture, à la base de tout.

Elle liste les 5 raisons pour lesquelles on doit suivre ses cours à travers ce livre :
– notre attitude (généralement les gens se considèrent comme mauvais lecteur ; de l’autre côté, tous les gens qui ont de la réussite, qui sont les meilleurs dans leur domaine sont passés par des heures de lecture)
– le fait que nous soyons tout simplement humain (impossible de se souvenir comme un ordinateur d’un article lu en 1991)
– notre manque général d’entraînement et de formation à la lecture (pour la majorité des gens, les cours de lecture remontent à leurs 6 ans !)
– notre pile de documents à lire
– le fait de ne pas avoir suffisamment de temps.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le premier test, à savoir le Time Trial n°1. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 300 MPM (Mots Par Minute) avec une compréhension de 70%.

Abby Marks Beale explique qu’entre 100 et 200 MPM, on est considéré comme un lecteur lent.
Entre 200 et 300 MPM, comme un lecteur moyen.
Entre 300 et 400 MPM, comme un bon lecteur.
Au-dessus de 400, comme un lecteur au-dessus de la moyenne.

Généralement, les lecteurs lents le sont car ils lisent à la vitesse de la parole. Entre 100 et 150 mots, un lecteur est considéré comme un « parleur » : soit il bouge ses lèvres en lisant, soit il fredonne mentalement (phénomène appelé ici la subvocalisation) chaque mot qu’il lit.

150 MPM, la vitesse de la parole, laisse trop de temps au cerveau pour faire autre chose. En d’autres termes, le cerveau peut aller bien plus vite que la vitesse de la parole. C’est pour cette raison qu’on se retrouve souvent à penser à autre chose pendant une conférence, une réunion ou un cours : le cerveau a le temps de penser à autre chose.

Sur tous les cours qu’a donnés Abby Marks Beale, la vitesse de lecture en début de formation s’établit à 250 MPM.

Il est possible que les bons lecteurs subvocalisent également, mais généralement à un degré bien moindre que les lecteurs les plus lents.

Abby Marks Beale s’amuse à donner une liste des 10 choses à ne pas faire quand on lit (et qui pourtant nous ont été apprises à l’école élémentaire) :
1- lire chaque mot
2- prononcer chaque mot, au moins dans notre tête
3- ne pas utiliser ses doigts ou ses mains pour s’aider à lire
4- comprendre complétement chaque mot lu
5- se rappeler de tout ce qu’on lit
6- lire le plus possible
7- ne pas parcourir un texte
8- ne pas écrire dans ses livres
9- ce qu’on lit n’a pas d’importance, l’important étant de lire
10- la vitesse n’est pas importante.

Il peut être également intéressant d’ajouter un aide à la lecture, ce que Abby Marks Beale appelle un « pacer » (un meneur de train littéralement), bref une astuce qui nous permet de maintenir un rythme élevé de lecture et une bonne concentration. L’utilisation de ces outils, que ce soit notre main, un stylo, ou un carton blanc, est basée sur le fait que nos yeux suivent naturellement le mouvement.
Par exemple, quand on lit et qu’une personne entre dans notre bureau, nos yeux quittent le livre pour se poser sur la personne.
Le « pacer » permet donc, en bougeant, de forcer nos yeux à le suivre et donc nous forcer à lire plus vite.
Le premier pacer dont nous parle Abby Marks Beale est le carton blanc, à positionner sur le texte que l’on a déjà lu et à faire descendre à travers la page à une vitesse régulière. Ainsi, on force les yeux à lire vite tout en cachant le texte déjà lu au fur et à mesure.

 

Jour 2 : Redonner de la vitesse à notre moteur de lecture

 

Si la lecture est une voiture, nos yeux et notre cerveau sont le moteur.

Abby Marks Beale liste ici les différences entre les lecteurs efficients et inefficients :
– les premiers lisent rapidement quand les seconds lisent lentement
– les premiers ont des mouvement d’yeux rythmiques quand les seconds ont un rythme irrégulier
– les premiers comprennent bien ce qu’ils lisent, contrairement aux seconds
– les premiers ont une bonne « envergure d’oeil » contrairement aux seconds
– les premiers lisent avec un objectif précis, contrairement aux seconds
– les premiers lisent en « unité de pensée » quand les seconds lisent mot par mot
– les premiers ont une vitesse de lecture qui dépend de ce qu’ils lisent, contrairement aux seconds
– les premiers gardent du recul sur ce qu’ils lisent, quand les seconds croient tout ce qu’ils lisent
– les premiers ont un large vocabulaire quand les seconds ont un vocabulaire limité
– les premiers lisent toutes sortes de livres quand les seconds lisent toujours la même chose
– les premiers apprécient la lecture, contrairement aux seconds
– les premiers ont généralement une culture large, contrairement aux seconds.

A partir de cette liste, Abby Marks Beale demande de se positionner sur chacun des items. Elle demande que l’on se pose toutes les questions : quelle est notre vitesse de lecture ? nos yeux ont-ils un rythme régulier ? etc.

L’une des plus grandes qualités d’un lecteur efficient, c’est d’être actif dans sa lecture (activer sa conscience). A ce titre, Abby Marks Beale prend soin de bien expliquer la différence entre un lecteur efficient et un lecteur efficace. Un lecteur efficace est simplement un lecteur qui lit avec un degré de compréhension qui le satisfasse, peu importe le temps pris pour cette lecture. Un lecteur efficient veut dire qu’il comprend dès la première lecture, réalisée en moins de temps. Le facteur temps fait ici toute la différence.

Les trois mauvaises habitudes prises par les lecteurs passifs sont le rêve éveillé, la régression et la subvocalisation. Ces habitudes ne se perdent pas : on peut néanmoins réduire au maximum leur existence.
Le rêve éveillé correspond au fait de penser à autre chose tout en lisant : c’est la marque d’une grande passivité.
La régression correspond au fait de relire plusieurs fois un passage afin d’en comprendre le sens. L’utilisation de la carte blanche comme pacer, qui cache le texte déjà lu, nous fait prendre conscience de ce besoin de régression. Forcer le cerveau à ne pas régresser est important.
Pour réduire la subvocalisation, Abby Marks Beale donne plusieurs conseils, comme prendre conscience qu’on subvocalise, lire plus vite, lire les mots-clés, utiliser un pacer, marmonner une chanson…

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le deuxième test, à savoir le Time Trial n°2. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 345 MPM avec une compréhension de 80%.

Abby Marks Beale insiste sur le fait que lire plus vite, même si ça peut simple contre-intuitif, est essentiel pour réapprendre au cerveau à processer plus rapidement l’information.

Mais comment lire plus vite ?

Le travail doit se faire au niveau des yeux, en acquérant un mouvement des yeux qui soit rythmique et régulier, et en élargissant l’envergure de notre regard. L’auteur propose alors plusieurs exercices de lecture pour élargir son envergure de regard.

Le chapitre se termine sur un nouveau pacer : placer son index sur le côté gauche de la page, au début de la ligne, et le descendre doucement pour guider les yeux et forcer une certaine vitesse de lecture.

 

Jour 3 : Monter en régime la concentration

 

Ne pas sous-estimer la concentration dans la lecture. Il y a au moins 5 raisons pour lesquelles la concentration est importante, notamment en lecture :
1- fonctionner de manière plus productive dans un monde où il est toujours possible de penser à 10 choses à la fois
2- faire comme les gens qui ont de la réussite, et qui ont appris à faire une seule tâche à la fois
3- améliorer la qualité de notre vie, en se focalisant sur le présent
4- accomplir plus en moins de temps
5- puiser dans un réservoir d’énergie insoupçonné (quand on est concentré, on ne ressent plus la faim ou la fatigue).

Le chemin vers une parfaite concentration passe par deux questions à se poser avant de lire quelque chose :
– pourquoi je le lis ?
– en quoi j’ai besoin de cette information ?
On gagne énormément de temps à lire ce qui nous est seulement utile.

Les dix plus grandes sources de distraction sont :
1- les autres personnes
2- le téléphone
3- les notifications mail
4- les fax
5- la musique
6- la télévision
7- un endroit trop confortable
8- le peu d’intérêt pour ce qu’on lit
9- être préoccupé par quelque chose
10- la lecture au mauvais moment de la journée.

Par opposition, Abby Marks Beale donne 10 conseils pour se remettre sur le chemin de la concentration :
1- s’isoler
2- réduire ou supprimer les notifications mail, débrancher le téléphone
3- faire travailler les autres (pour qu’ils puissent prendre nos appels quand on lit)
4- écouter Mozart (ou n’importe quelle musique sans paroles ou beats)
5- lire sur un bureau
6- éteindre la télé
7- lire durant nos périodes les plus productives de la journée
8- décharger son cerveau en notant tout ce qui nous préoccupe
9- se fixer un temps de lecture
10- prendre des pauses régulières (5 minutes toutes les 20 ou 30 minutes).

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le troisième test, à savoir le Time Trial n°3. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 480 MPM avec une compréhension de 100%.

La fin du chapitre s’attaque à l’utilisation de marqueurs et autre prise de note dans les livres.
Abby Marks Beale explique que les marqueurs ne doivent servir qu’à faire ressortir les mots-clés et non pas à colorier des paragraphes en entier. Si un paragraphe nous semble intéressant au point de vouloir le surligner en entier, on préférera créer des notes en marge, par exemple en traçant une ligne verticale le long dudit paragraphe et en notant quelques-uns de nos mots-clés dans cette marge.

La prise de notes complètes (un résumé donc) demande du temps mais a extrêmement de valeur selon Abby Marks Beale dans un objectif d’apprentissage (d’où ce blog :-)). Pour les ouvrages de fiction, il peut être intéressant de créer des notes par personnage, par intrigue etc.

Le chapitre se termine sur un nouveau pacer, semblable à celui du chapitre 2 si ce n’est que le doigt doit être placé à la fin de la ligne et non pas au début. A voir à l’utilisation ce qui est le plus efficace pour nous.

 

Jour 4 : Prendre de la vitesse

 

Dans ce chapitre, Abby Marks Beale décrit trois méthodes pour améliorer sa vitesse de lecture : lire les mots-clés, lire les groupes de pensée, et la combinaison des deux, appelée lire les phrases-clés.

Les yeux sont la fenêtre du cerveau. Au fur et à mesure qu’on va ouvrir cette fenêtre en élargissant notre envergure d’yeux, le cerveau va au début être submergé par la quantité d’informations qu’il reçoit avant de s’ajuster et de se faire au nouveau rythme.

 

Lire les mots-clés

Il ne faut pas croire qu’il faut lire chaque mot. Le fait de lire chaque mot ne garantit pas la compréhension. Par contre, le fait d’arrêter nos yeux sur chaque mot-clé est une stratégie de lecture puissante. Les mots-clés sont généralement les mots les plus longs dans une phrase et portent le sens de la phrase.

Abby Marks Beale donne un exemple (en anglais forcément) :

The task is defined by a series of steps and elements.

Tous les mots barrés sont dispensables à la lecture.
Lire les mots-clés ne veut pas dire passer des mots, mais plutôt demander à nos yeux de se concentrer sur les mots les plus longs tout en incorporant les autres en un regard.

Dans le suite du chapitre, Abby Marks Beale donne quelques exercices permettant de repérer les mots-clés dans un texte, ou de pratiquer son « balancement d’oeil » à un bon rythme en lisant un texte où les groupes de mots ont volontairement été espacés plus qu’à la normale.

 

Lire les groupes de pensée

Les groupes de pensée permettent de lire des groupes de mots qui forment une pensée. En cherchant ces groupes de pensée, on force ses yeux à bouger vers l’avant plus rapidement tout en maintenant une bonne compréhension.

Dans le paragraphe ci-dessus, les groupes de pensée peuvent être découpés comme suit :

Les groupes de pensée / permettent / de lire / des groupes de mots / qui forment / une pensée. / En cherchant / ces groupes de pensée, / on force / ses yeux / à bouger vers l’avant / plus rapidement / tout en maintenant / une bonne compréhension /.

 

Lire les phrases-clés

C’est la combinaison de la lecture de mots-clés et de la lecture de groupes de pensées. Il n’y a pas vraiment de bonne méthode pour réaliser cette combinaison, il faut juste l’expérimenter.
Concernant toutes ces techniques de rapidité, Abby Marks Beale précise qu’elles réduisent la subvocalisation, et nous demande de faire attention à la largeur de la colonne du texte que l’on est en train de lire (pour un journal les mots-clés sont intéressants, et les groupes de pensée plus difficiles à mettre en place car il y a de nombreux retours à la ligne ; à l’inverse pour un roman on peut utiliser les groupes de pensée ou la combinaison des deux méthodes). Son dernier conseil est de pousser la pédale pour essayer d’aller le plus vite possible pour habituer notre cerveau à la lecture rapide.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le quatrième test, à savoir le Time Trial n°4. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 600 MPM avec une compréhension de 70%.

Abby Marks Beale termine son chapitre en donnant deux conseils pour ne pas se focaliser sur la lecture de chaque mot.
Le premier est littéralement de lire entre les lignes : en survolant une ligne du regard (en se concentrant sur le vide entre la ligne supérieure et la ligne de lecture actuelle) il est possible de lire rapidement et de saisir le sens des mots.
Le second est de lire entre deux lignes verticales qui placées un peu après le début de la ligne et un peu avant la fin de la ligne, et se prolongeant jusqu’en bas de pages. L’intérêt de ces lignes est de limiter le mouvement des yeux et de demander au cerveau d’extrapoler les mots qu’il ne lit pas en-dehors de l’espace formé par les deux lignes :

A ce moment de la lecture du livre, Abby Marks Beale confesse qu’on peut se sentir un peu dépassé par notre nouvelle vitesse de lecture, ce qui joue sur la compréhension globale des écrits. Elle précise néanmoins que lire plus vite va finalement nous aider à comprendre mieux. Ce concept important est central dans toute cette méthode de lecture.
De plus, la compréhension est construite sur ce qui a été vraiment dit et ce que l’on a compris. Les facteurs qui influencent la bonne compréhension sont :
– connaître pourquoi on lit et quel est notre objectif (discuté Jour 3)
– connecter les nouvelles informations avec du savoir existant (discuté Jour 5)
– se concentrer quand on lit (discuté Jour 3)
– être préparé pour recevoir de nouvelles informations, et non pas préoccupé (discuté Jour 3 et Jour 5)
– connaître où l’auteur veut aller avant de commencer à lire (discuté Jour 5)
– ajuster notre vitesse de lecture en fonction de notre objectif (discuté Jour 8)
– comprendre le vocabulaire (discuté Jour 9)
– évaluer ce qui a été dit, puis l’interpréter à notre manière (discuter Jour 6)
– lire activement (discuté tous les Jours).

Enfin, Abby Marks Beale explique que c’est en utilisant tous les outils qu’elle présente qu’on gagnera des compétences de lecture rapide. C’est la répétition des outils qui crée la compétence. Elle note également que le cerveau n’est pas fait pour lire rapidement.
Lire normalement est un acte automatique et procédural, lettre par lettre, mot par mot.
Lire rapidement demande de forcer le cerveau à lire différemment, plus efficacement. dans ce sens, la lecture rapide ne peut être automatique : elle doit s’activer consciemment.

Abby Marks Beale termine ce chapitre en présentant un nouveau pacer, qu’elle appelle le « cadrage à deux doigts », qui consiste à réaliser l’indentation (cf schéma un peu plus haut), avec les deux index placés verticalement sur la page, et à les descendre avec la progression de la lecture de la page.

 

Jour 5 : Lire l’itinéraire

 

Dans ce chapitre, Abby Marks Beale insiste sur l’importance de faire comme les pilotes de courses quand il s’agit de lecture rapide : faire un parcours de reconnaissance. Ainsi, on évite la frustration de devoir tout lire pour en extraire un sens général. Dans cet objectif, chaque élément de notre savoir peut être considéré comme un indice envers le sens général de ce que l’on est en train de lire.
Le plus d’indices nous disposons, le plus notre lecture sera rapide.

C’est pour collecter des indices qu’une preview peut être intéressante. Une preview consiste à parcourir quelque chose à lire sans le lire en réalité. Cela permet de :
– décider si cette lecture vaut le coup (vaut le temps également)
– établir un objectif spécifique
– gagner des indices qui vont nous permettre de lire plus efficacement
– remplacer le fait de devoir tout lire en détails
– donner une introduction à cette lecture
– réduire la re-lecture.

La preview ne peut être appliquée à la fiction, qui a une structure différente.

Quelque soit la raison pour laquelle on utilise la preview, c’est un outil essentiel de lecture. Cet outil va à l’encontre des croyances traditionnelles qui veulent qu’une « bonne » lecture soit réalisée du premier au dernier mot.

Il s’avère en plus que les lectures non fictionnelles se prêtent bien à la preview. Que ce soit les journalistes ou les auteurs de livres spécialisés, tous ont appris à respecter des lignes de conduite au niveau de l’écriture et de la présentation de l’information : paragraphe d’introduction, sous-titres, première phrase de chaque paragraphe (qui porte souvent le message de tout le paragraphe), mise en forme de certains mots importants (en italique ou grâce au fameux _), paragraphe de conclusion, question d’ouverture…
Quand on met en place la preview d’une lecture, on recherchera l’ensemble de ces éléments, mais aussi les images, les tableaux, les graphiques, les légendes, les mots en gras, les mots en italiques, les mots derrière des bullet points, la longueur des paragraphes, les notes de marge, les articles séparés dans des « sidebars », le vocabulaire non-familier, les notes de pied de page, les informations sur l’auteur et la date de copyright.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le cinquième test, à savoir le Time Trial n°5. Cet exercice a consisté à mettre en place une preview d’un texte long. Je suis parvenu à prévisualiser 1625 MPM sur cette preview, avec un taux de compréhension de 70% en lisant le texte normalement ensuite.

Abby Marks Deale considère que la preview permet d’obtenir jusqu’à 40% de l’information clé, ce qu’elle appelle la moelle de la lecture. Les 60% restants ne sont que de l’explication.

Parfois, suivre la structure d’écriture (sous-titres, introduction…) peut sembler réducteur pour une preview. Dans ce cas, Abby Marks Beale conseille de toujours suivre le modèle 5WH : who, what, when, where, why and how.

La preview peut être vue comme une perte de temps. Il faut plutôt la voir comme un investissement en temps : il faut dépenser du temps pour en gagner. Les quelques minutes qu’on va passer dans la preview seront facilement gagnés quand on commencera la lecture.

Les journaux utilisent souvent des lignes de conduite d’écriture, où la moelle de l’information se trouve au début de l’article. Selon Abby Marks Beale, 98% des écrits non-fictionnels suivent une ligne de conduite d’écriture. Quand c’est à notre tour d’écrire, Abby Marks Beale conseille de mettre en place une preview sur notre propre travail : si les idées clés n’apparaissent pas au début de chaque paragraphe, alors il faut retravailler et structurer nos écrits de manière différente.

Le pacer du jour consiste à placer son index verticalement, au milieu de la page, en-dessous de la ligne que l’on lit, et à le descendre au fur et à mesure de notre lecture, comme un volet de fenêtre.

Pour finir le chapitre, AMB donne des conseils pour gagner simplement en efficacité : ce n’est un secret pour personne que l’on est plus efficace quand on est reposé, détendu, et en forme. Dormir suffisamment, faire un peu d’exercice, manger de la nourriture riche en protéine et réduire son stress sont autant de façons de lire « mieux ».

 

Jour 6 : Sortir le drapeau « Attention »

 

La lecture effective est un échange d’idées : il convient de savoir ce qui se passe du côté de l’auteur. On appelle aussi ça la lecture critique.
En apprenant à critiquer de manière consciente une lecture, on améliore également son savoir et sa compréhension. Il faut se préparer à forger son propre jugement face à du contenu, à poser des questions et à prendre du recul.

Quand on lit du contenu non-fictionnel, on cherche à
– confirmer la véracité des choses que l’on connait déjà
– apprendre quelque chose de nouveau
– distinguer les faits de la fiction
– changer d’avis si il est prouvé que nous avons tort
– connaitre le point de vue et la conclusion de l’auteur.

Etablir le dialogue avec l’auteur, c’est faire preuve de scepticisme envers lui.
Abby Marks Beale propose quelques questions à se poser quand on souhaite établir le dialogue avec l’auteur. Ces questions se répartissent en trois catégories :
– questions sur l’auteur (a-t-il l’expérience du sujet ? quel est son motif ? cherche-t-il à être objectif ? …)
– questions sur le contenu (quelle est l’audience cible ? qu’est-ce que l’auteur essaye réellement de dire ? …)
– questions sur nous-même (sommes-nous familiers avec le travail de l’auteur ? quelles sont mes croyances sur le sujet ?…).

Il est important dans une lecture critique de distinguer les faits des opinions. C’est plus difficile à dire qu’à faire, car les artifices d’écriture pour faire passer l’un pour l’autre sont nombreux.

De même, il est commun de voir deux personnes ayant eu la même lecture finir avec deux avis divergents sur le message de l’auteur. Les gens ont tendance à faire des inférences, c’est-à-dire réaliser des conclusions logiques par rapport à ce qu’ils assument être vrais. Avant de prendre les mauvais réflexes de réaliser des inférences, il faut toujours se demander ce que l’auteur a réellement voulu dire.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le sixième test, à savoir le Time Trial n°6. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 600 MPM avec une compréhension de 60%.

Dans la suite du chapitre, Abby Marks Beale fait un focus particulier sur les techniques de lecture des journaux.
Pour les éditos, elle conseille de ne pas oublier que leur objectif est de convaincre le lecteur sur un sujet précis. Lire les quelques premières lignes permet de rapidement se faire une idée de l’opinion de l’auteur. Pour le reste, une utilisation classique des techniques de mots-clés ou de phrases-clés ainsi que des pacers permet d’aller rapidement au bout de l’édito.
Concernant les articles plus longs, il peut être intéressant de lire l’introduction, puis la première phrase de chaque paragraphe, puis de sélectionner les paragraphes que l’on souhaite lire en entier (et donc ceux qu’on va abandonner).
Concernant les articles contenant du jargon technique, il faut juste être patient : la répétition d’idées et de concepts augmentera notre compréhension avec le temps. Au début, on sera peut-être seulement sur 10 ou 20% de compréhension. Pour augmenter ce taux de compréhension, on peut également mettre en place une preview, multiplier les sources pour croiser les concepts et les idées et garder près de soi un carnet dans lequel on note les termes de jargon technique.

Pour résumer, Abby Marks Beale donne 9 conseils pour la lecture critique :
– être ouvert d’esprit au sujet des idées nouvelles
– ne pas débattre d’idées à propos desquelles on ne sait rien
– savoir quand on a besoin de plus d’information
– savoir que les gens ont peut-être d’autres significations pour certains mots
– connaître la différence entre quelque chose qui doit être vrai et quelque chose qui pourrait être vrai
– éviter les généralisations rapides
– questionner n’importe quelle idée qui n’a aucun sens
– séparer la pensée logique de la pensée émotionnelle
– développer son vocabulaire pour comprendre les autres et se faire comprendre.

Le chapitre se termine sur un nouveau pacer, qui consiste à utiliser un stylo et à le placer verticalement ou horizontalement au-dessus de la ligne que l’on va lire, puis à descendre le stylo au fur et à mesure de la lecture. Cette technique est similaire à la technique de la carte blanche qui recouvre ce que l’on a lu et qui descend avec nos yeux.

 

Jour 7 : Réduire la pile

 

Une pile de lecture qui grossit est souvent la conséquence du fait que nous lisons trop lentement, ou que nous nous sentons découragés par la taille de la pile.

Souvent, face à une nouvelle lecture, on se dit :
– je lirai ça plus tard
– pendant que je lis, je ne travaille pas
– je dois lire tout ce que je reçois
– je dois mémoriser tout ce que je lis
– j’ai besoin de lire ça pour mon développement professionnel ou personnel.
Toutes ces raisons font que notre pile de lecture augmente.

« Je lirai ça plus tard » : plus tard se transforme souvent en jamais !

« Pendant que je lis, je ne travaille pas » : c’est souvent par la lecture qu’on se tient au courant, que l’on développe de nouvelles idées et que l’on surpasse la compétition.

« Je dois lire tout ce que je reçois » : c’est tout l’inverse. Pour rester réaliste, il faut sélectionner ses lectures et jeter le reste.

 » Je dois mémoriser tout ce que je lis » : malheureusement nous sommes humains, et notre mémoire est faillible. Pour garder une trace des informations intéressantes, la prise de notes est indispensable. Ranger ses notes est un plus.

« J’ai besoin de lire ça pour mon développement professionnel ou personnel » : la lecture est en effet le moyen principal de développer ses connaissances. Cependant, il n’est pas nécessaire de tout lire sur un sujet. Il faut sélectionner quelques lectures et extraire l’essentiel de toutes les autres lectures qu’on n’aura pas le temps de lire complètement.

Abby Marks Beale donne quelques conseils pour réduire sa liste de lecture :
– se désabonner des listes de distribution (newsletter…)
– utiliser la preview dans 100% des cas
– photocopier les articles intéressants plutôt que de garder l’intégralité des magazines
– utiliser des marques-pages adhésifs dans les magazines pour se souvenir de quelles pages sont intéressantes
– photocopier les tables des matières et les garder dans un classeur séparé
– jeter les courriers inutiles.

Une autre façon de réduire sa pile de lecture est tout simplement de trouver du temps pour lire.
Beaucoup de gens qu’a rencontré Abby Marks Beale a confessé n’avoir pas de temps pour lire. Selon elle, le temps existe, il suffit de le trouver. Pour ça, elle conseille de tenir un rapport journalier pendant une durée d’une semaine au minimum sur la décomposition de notre temps et de son utilisation, dans ses moindres aspects.
Une fois la semaine terminée, ces rapports peuvent nous permettre de déterminer combien de temps on passe sur chaque activité. Est-ce que notre temps est dépensé comme nous le souhaitons ? Pour trouver plus de temps de lecture, Abby Marks Beale conseille de revoir ses rapports journaliers et d’y déceler des pépites de temps disponibles, généralement cachées derrière des activités voraces en temps, comme la télé, Internet, ou derrière des activités où il est possible d’être multi-tâches, comme les transports ou dans les moments d’attentes de rendez-vous. Il peut être également intéressant de repérer les moments de la journée où nous sommes le plus efficace pour lire, pour lire plus en moins de temps.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le septième test, à savoir le Time Trial n°7. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 480 MPM avec une compréhension de 70%.

Toujours dans cette volonté d’optimisation de notre temps de lecture, Abby Marks Beale distille des conseils dans la suite du chapitre pour lire plus rapidement les écrits liés au business (mails, rapports, …). Selon elle, il faut adapter sa vitesse de lecture selon le sujet de la communication, sa pertinence par rapport à nos tâches en cours, son destinateur, notre temps disponible, notre connaissance du sujet, le style du destinateur et la nécessité de fournir une réponse.

Plus particulièrement sur les emails, il faut se concentrer sur la personne qui envoie et les personnes en destinataires, le sujet du mail, et utiliser les techniques de preview et de lecture rapides.

Abby Marks Beale propose un nouveau pacer : la main ouverte. Ce pacer consiste à placer sa main paume tournée vers la page, le majeur bien au centre, et à descendre sa main dans un mouvement de « s » au fur et à mesure de la lecture. Le majeur sert donc de repère aux yeux.

Concernant les sites Internet, Abby Marks Beale utilise quasiment les mêmes techniques que pour les textes classiques. Selon elle, il est décisif de se retenir d’imprimer, et il faut surtout utiliser toutes les techniques de preview.

Abby Marks Beale termine son chapitre en donnant un ultime conseil de lecture : utiliser un métronome pour guider son rythme de lecture. Au premier tic, on commence la ligne, au second tic, on termine la ligne. Selon elle, c’est un excellent exercice pour gagner un rythme de lecture satisfaisant.

 

Jour 8 : Réajuster notre vitesse de lecture

 

Connaître notre objectif avant de lire (Jour 3) et appliquer la preview (Jour 5) sont les facteurs clés pour déterminer notre vitesse de lecture : cela nous permet de dégraisser, scanner et passer.

Abby Marks Beale liste tous les éléments qui peuvent altérer notre vitesse de lecture :
– notre objectif
– la preview
– notre connaissance du sujet
– le niveau de bruit
– les distractions et les interruptions
– le facteur temps
– le moment de la journée
– notre condition physique
– l’utilisation d’une technique de lecture rapide
– le lieu
– la température et la lumière
– l’intérêt
– la largeur de colonne et la taille d’impression
– le style de l’auteur.

Impossible bien sûr d’avoir tous ces éléments de notre côté. Il est néanmoins possible de travailler à mettre le maximum de ces feux « au vert », pour optimiser nos temps de lecture.

Au niveau des techniques de lecture rapide, le dégraissage, le scan et le saut sont les plus utilisées.

Le dégraissage est une méthode délibérée de lecture qui consiste à chercher l’idée générale d’un texte que l’on est en train de lire, en sélectionnant des détails intéressants. Le dégraissage s’applique quand notre objectif est de :
– extraire les idées principales d’une grande quantité de matériel à lire
– tester si un passage peut être sereinement sauté
– localiser les passages qui demandent à être lus avec attention
– obtenir une vue générale sans la maîtrise des détails fournie par une lecture plus approfondie.
Le dégraissage se prête bien sur les sites Internet, les magazines, les journaux, les livres non-fictionnels, les manuels…
Le dégraissage est similaire à la preview avec une différence : il faut faire plus que seulement lire la première phrase de chaque paragraphe. Si la première phrase ne donne pas assez d’informations, il ne faut pas hésiter à lire la seconde puis la troisième… De même, il faut se concentrer sur les dates, les noms, les nombres, et tous les autres détails en lien avec notre objectif de lecture.

Le scan est tout simplement le contraire du dégraissage. On utilise le scan quand on recherche une information particulière (une recherche sur Internet, une recherche d’un sujet particulier dans une table des matières ou un index…).
Il arrive souvent que les lecteurs utilisent le scan et le dégraissage en même temps : par exemple dans un journal il est possible de dégraisser les titres pour isoler les articles qui nous intéressent, puis d’utiliser le scan au sein des articles pour des informations spécifiques.
La façon la plus facile pour scanner est de placer un crayon verticalement au milieu d’une page et de lire le texte en arrêtant ses yeux deux fois par ligne : une à gauche du crayon, une à droite.
Le scan peut être réalisé à 1500 MPM.

Le saut veut tout simplement dire qu’on délaisse un morceau de texte. On ne le lit pas. Il convient de sauter quand on réalise que ce qu’on lit n’est que remplissage ou répétition.
La saut est une méthode sélective de lecture. Le point clé du saut est dans ce qu’on lit, pas dans ce qu’on ne lit pas.

Pour apprendre à dégraisser, scanner et sauter, il faut bien se rappeler de :
– identifier notre objectif avant de lire
– utiliser la preview pour toutes nos lectures
– passer outre notre peur de manquer une information dans une lecture (on pourrait lire toute notre vie sans tout savoir, l’objectif est de rapidement saisir les informations les plus importantes).

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le huitième test, à savoir le Time Trial n°8. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 600 MPM avec une compréhension de 90%.

Pour terminer le chapitre, Abby Marks Beale aborde le sujet de la lecture sur écran d’ordinateur. Des études ont montré qu’en moyenne les gens lisent 30% moins rapidement sur un écran d’ordinateur comparé à un livre classique. Il s’avère également que la compréhension, la concentration et la rétention sont réduites quand on lit sur un écran numérique.
Les raisons sont entre autres les suivantes :
– la distance entre le support et le lecteur
– la résolution de l’écran
– le nombre de caractères par ligne
– la justification du texte
– la largeur des marges
– la posture du lecteur
– la familiarité avec le sujet
– le temps de réponse de l’outil informatique…

Abby Marks Beale constate qu’il faut se faire à la lecture sur écran, car la technologie va rester. Pour augmenter son confort de lecture, elle suggère d’augmenter la taille des polices, voire la police tout court (les polices sans empattement sont les plus adaptées pour la lecture, comme Arial, Verdana, ou Helvetica). La taille des polices doit être comprise entre 12 et 18 points.
Toutes les techniques de lecture apprises jusqu’à maintenant sont parfaitement applicables à la lecture sur écran.

Le pacer expliqué dans ce chapitre par Abby Marks Beale est légèrement similaire au pacer de la main ouverte, si ce n’est qu’il ne faut utiliser que l’index de n’importe quelle main, et de le déplacer en « s », vers le bas de la page, au fur et à mesure de la lecture.

Enfin Abby Marks Beale termine son chapitre par une recommandation au sujet de deux logiciels permettant de travailler le mouvement de ses yeux pour lire plus rapidement sur papier et sur écran. Le premier logiciel s’appelle AceReader, et le second e-Read.

Jour 9 : Lire sur une piste « technique »

Quelles sont les caractéristiques d’une lecture dite « technique » ? Cela dépend des lecteurs. Une lecture technique est en général une lecture qui comporte beaucoup de vocabulaire inconnu, et des informations complétement nouvelles.
Il est néanmoins possible d’utiliser des techniques de lecture avancées pour gagner en vitesse et en compréhension sur ce matériel technique.

L’un des premiers réflexes à avoir est d’augmenter sa connaissance du sujet. Pour ça, utiliser la preview est important : même le texte le plus compliqué aura dévoilé quelques-uns de ses secrets après la preview. Cela permettra également de devenir familier avec certains termes compliqués ou des acronymes qui reviennent plusieurs fois dans le texte. Il faut aussi bien identifier notre objectif suite à la lecture, qui va conditionner notre degré requis de compréhension. Chercher les 5W et le H (pour rappel : who, what, when, where, why et how) est une bonne méthode pour améliorer sa compréhension.
Abby Marks Beale conseille finalement de faire des review, c’est-à-dire revenir sur le texte lu à la manière d’une preview mais avec la différence que le texte est déjà. Abby Marks Beale compte ainsi sur la répétition pour permettre au cerveau d’engranger les informations.

Il est évident que pour les lectures techniques, plus on connaît de mots plus on comprend. L’usage d’un dictionnaire est requis si l’on souhaite augmenter le nombre de mots que l’on peut comprendre. Faute de temps, il est parfois plus simple d’ignorer les mots difficiles et d’essayer d’extraire un sens au texte.

A ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le neuvième test, à savoir le Time Trial n°9. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 600 MPM avec une compréhension de 70%.

Le neuvième pacer, détaillé dans ce chapitre, consiste à placer son pouce à travers la page, main ouverte, et de s’en servir comme le pacer de la carte, à savoir en le positionnant au-dessus du texte qu’il nous reste à lire.

 

Jour 10 : Le dernier tour

 

Plus que des techniques, Abby Marks Beale développe dans ce chapitre l’idée que la lecture est notre première arme pour survivre dans un monde où les innovations technologiques sont de plus en plus nombreuses et rapides.

C’est le jour du bilan : à ce niveau du livre, Abby Marks Beale nous demande passer le dernier test, à savoir le Time Trial n°10. Sur cet exercice, j’ai personnellement atteint une vitesse de 480 MPM avec une compréhension de 50%.

Abby Marks Beale propose trois listes d’engagements de lectures : une liste sur la conscience de lecture, une liste sur la gestion du temps et une liste sur les stratégies de lecture. Chaque item de chaque liste demande à être coché ou non suivant le fait que nous nous soyons engagé à le réaliser lors de nos prochaines lectures. Ces items sont en fait un résumé de toutes les techniques données par Abby Marks Beale au cours de ce livre. Comme elles ne sont pas toutes applicables, ces listes servent de repères. Chaque mois, il convient de se reporter à ces listes pour savoir si l’on a tenu ses engagements et s’il est possible d’en prendre de nouveaux.
Par exemple, j’ai coché dans la liste Stratégies de lecture l’item « je lirai plus vite pour réduire la subvocalisation ».

Abby Marks Beale finit son chapitre en distillant quelques derniers conseils.
Tout d’abord, elle conseille de ne pas utiliser toutes ses techniques de lecture en ce qui concerne la lecture de roman ou plus largement la lecture pour le plaisir.

Concernant les lectures non-fictionnelles, elle propose le modèle INCORP, qui est en fait un travail de groupe sur une grande quantité de lecture.
I pour Identifier ce que nous devrions lire.
N pour Network pour trouver des personnes intéressées par le même domaine que nous.
C pour Collecter et constituer notre objectif de lecture.
O pour Organiser, en répartissant les lectures entre les membres de l’équipe.
R pour Reading, mais de manière bordée dans le temps, avec un objectif de recherche des informations pertinentes ou orientées business. L’idée n’est pas de tout lire, mais bien d’en saisir la substantifique moelle.
P pour Process, ce qui consiste à rassembler l’équipe de manière régulière pour échanger autour de ces lectures.
L’avantage de ce modèle est qu’il permet de saisir les informations en moins de temps dans un plus grand nombre de publications. La force du travail d’équipe.

Le dernier pacer présenté par Abby Marks Beale consiste à joindre son index et son majeur tout en plaçant les trois autres doigts dans sa paume. Ensuite, il faut placer ses deux doigts sous la ligne de lecture, et à les baisser au fur et à mesure en suivant le rythme des yeux. Ce qui fait de ce pacer le plus avancé dans le livre, c’est que les doigts doivent descendre non pas d’une ligne mais au moins de deux ou trois pour forcer les yeux à aller plus vite.

 

Mon avis sur le livre :

 

Ce livre distille des conseils intéressants. L’utilisation d’un pacer, la lecture rapide et toutes les stratégies associées, la prise de notes… Il faut en réalité bien comprendre que se forcer à lire rapidement ne diminue pas forcément notre degré de compréhension. Avec l’usage le cerveau s’habitue et est capable de traiter bien plus rapidement ce qu’il voit. On a l’impression qu’il fait de lui-même le lien entre les mots-clés d’une phrase, et c’est assez incroyable de se rendre compte que l’on comprend un texte alors que l’on a lu réellement que ses mots-clés.

La force du livre tient dans son découpage sous forme de « training ». En 20 minutes par jour pendant 10 jours, l’auteur arrive à nous mettre le pied à l’étrier d’une lecture plus efficace et plus rapide. Les exercices du livre forcent à s’évaluer et donc à mettre en pratique.

Du côté des faiblesses du livre, je suppose que si l’auteur devait sortir un condensé de toutes les techniques de lecture du livre sans s’attarder sur les exercices et les redites, le livre s’affinerait de 200 à 50 pages. On a souvent l’impression de relire quelque chose qui a déjà été dit avant, ou qui est évident.
Certaines techniques sont également utilisées de manière inconscientes : parfois on n’apprend donc rien, si ce n’est à mettre un nom sur une pratique que l’on avait déjà acquise.

Je conseille tout de même de s’attarder sur 10 Days for Faster Reading, qui me parait un investissement en temps très rentable : quelques heures d’étude pour améliorer sa vitesse de lecture pour toute une vie.